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Finance

  • Des impôts pour l'expo

    Dans la frénésie de la campagne pour les présidentielles, nous en oublions les projets.

    Car souvenons-nous que notre secteur est une terre à construire.

    Si l'appétit de Marne la vallée a failli s'arrêter au milieu des années 80 en oubliant le secteur 4, l'arrivée de l'opération Disney, dont la World Company célèbre cette année le trentième anniversaire de son installation, (et le 25eme de l'ouverture du parc) fut le signe d'un transfert de souveraineté de 1800 hectares de territoire national aux lois américaines. Cette "convention de 87" est finalement très proche de celle que le territoire de Panama détaché de la Colombie a dénoncé pendant 93 ans pour récupérer la "zone du canal".

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  • La relance

    Dans le bras de fer entre la ville nouvelle et l'état, les habitants ont du mal à s'y retrouver.

     

    Avertis par l'appel d'offre de la SANEF, nous avions commenté en juin 2015 la motion du Comité du SAN. Nous étions septiques sur les propos du maire de Bailly, diffusés par le journal La Marne, sur la réalisation prochaine du contournement du péage, et du désengorgement de l'entrée de Bailly par le barreau RN36/A4, surtout à la lecture du rapport sur l'incidence de ce contournement pour la rentabilité du péage de Coutevroult.

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  • L'automne au Val d'Europe

    Quelle surprenante nouvelle de faire la une du journal de 20 heures et être en tête des communes qui sont ponctionnées par l'état car trop "riches"". La hausse de 15% des taxes locales du département, la hausse de 5 à 9% des impôts fonciers locaux qui s'ajoute à la hausse générale des valeurs locatives, la baisse des dotations d'accompagnement de l'urbanisation et du développement forcé des infrastructures lié au Projet d'Intérêt Général (eau, assainissement, voiries, écoles, centres sociaux, équipement sportifs, et culturels) ont échappé aux stratèges gouvernementaux. Le président se rebelle, devront nous encore augmenter les taxes l'année prochaine? Disney malgré la baisse de fréquentation touristique pourra t'il encore longtemps suivre la croissance des charges? Veut-on nous faire payer l'obstination du refus du nouveau grand Marne-la-Vallée?

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  • Out ! What now?

    Cette carte reçue d'amis anglais il y a quelques années, m'est repassée dans les mains à l'occasion d'une recherche d'adresse.

     

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  • Lutte des classes?

    Classe affaires ou classe tourisme, comme on se plait dans l'aviation à scinder la clientèle et les prix.

    Les premières images, reçues presque immédiatement sur Twitter lors des manisfestations  pendant le CE Air-France, ont déclenché une polémique proche des meilleures séquences de la lutte des classes.

    Peu connaisseur de cette économie, il me fallait quelques précisions, avant de m'indigner sur les moyens employés dans ce nouveau degré de "rapports sociaux". Les interviews des responsables syndicaux, les divers éléments diffusés (dans l'émission C dans l'air en particulier) et dans les articles de plusieurs journaux, nous permettent d'alimenter notre réflexion.

    Le groupe Air France KLM, est endetté de plus de 100 milliards d'Euros, à part cette année, il engrange les pertes d'exploitation. Il contribue exceptionnellement par une taxe spéciale aux rentrées de l'Etat, qui est avec encore avec 17% l'actionnaire principal. Si le groupe représente encore 82 000 employés, il aurait baissé et passé pour Air-France de 55000 à 42 000 ces dernières années. L'organisation du groupe s'appuie sur trois catégories de personnels: les pilotes, le personnel volants (stewards, hôtesses) et le personnel au sol (entretien, chargement). On nous a aussi précisé que le secteur n'est pas en crise, il est plutôt en développement, mais par contre la clientèle se divise en deux groupes: le haut de gamme, fortement concurrencé par les lignes de prestige des pétro-compagnies et tournées vers le long-courrier, le tourisme de masse, plutôt moyen courrier concurrencé par les compagnies low-cost. Dans le low-cost le passager veut le moins cher mais avec garantie, dans le haut de gamme ce sont les meilleurs services qui sont privilégiés, au seuil de la domesticité, ce que l'esprit français ne tolère plus. Les clients classe affaires principalement dirigeants d'entreprises ne doivent plus trop se targuer de leurs avantages, la chasse aux frais et dépenses fastueuses, à l'exemple des courses abusives en taxi sont passées par là, cela peut aussi expliquer la désaffection des lignes d'Air France.

     On apprend aussi que les dirigeants sont désignés par le gouvernement, ce qui explique davantage les interventions du Président Hollande et de Manuel Valls. J'ai noté cette intervention du premier ministre  sur le sujet à l'Assemblée mardi: « Il faut agir et réformer, mais en respectant la société, en respectant tous les acteurs, le patronat, les syndicats, les élus, ceux qui représentent l'autorité au quotidien, c'est-à-dire aussi bien les magistrats que les policiers, les enseignants, les fonctionnaires ». Il ne cite ni le peuple, ni les contribuables, ni les actionnaires!

    Il me semble que les pilotes sont indispensables, les moins nombreux sûrement mais sans eux il n'y aura plus de vols, ils sont les plus formés, ils sont les mieux payés avec les cadres gestionnaires de l'entreprise. La communication de leur positionnement ferme sur le maintien de leurs conditions, comme ils l'avaient déjà exprimé il y a 2 ans sur les transferts sur les vols Trans-avia (filiale bas coûts), nous préparaient à assister à une nouvelle crise. L'annonce (qui avait déjà "fuitée" dans les médias) de 2900 licenciements et en majorité dans les personnels au sol, ceux qui sont les moins formés, les moins payés, les plus facilement remplacés par des personnels extérieurs donc les plus fragiles ne pouvait pas être des plus maladroite, la direction, le gouvernement, ne peuvent pas s'exonérer de leur responsabilité dans ce manque de précautions. Les hommes qui ont mené les violences contre ceux qui semblaient (d'après des vidéos) imperméables à leurs reproches ne sont pourtant pas excusables, ce sont les dirigeants syndicaux qui devaient encadrer et comprendre, non exciter les antagonismes (témoignage du responsable CFE-CGC dans C'est à Vous lundi), mais nous retrouvons ici la force des poings, quand on ne maîtrise plus la parole. Quand un responsable syndical (CGT) exprime que c'est bien grâce à la violence que l'ouvrier a obtenu certains progrès en citant les congés payés, on peut aussi penser que c'est non d'une réforme ni d'une rupture mais bien d'une révolution qu'est venue l'instauration en France de la République. Sur les images diffusées dans le monde entier nous avons entendus crier démission, mais aussi par les plus enragés (les voyous du premier ministre) le slogan "nous sommes chez nous". La valeur de l'entreprise si endettée et si peu rentable, est au plus bas, le ministre des finances qui a déjà "joué le trader" dans Renault, risque de perdre encore en se faisant manger par une compagnie du golfe.

    Avec l'image diffusée partout dans le monde, on s'étonnerait que des investisseurs choisissent de prendre des risques en France, mauvais signal pour la compagnie, quel touriste ne songera t'il au risque de se trouver immobilisé par des personnels grévistes dans cette compagnie, quel usager ne songera que frustrés certains agents qui sont chez eux auront mal déplacé leurs bagages ou mal entretenu l'appareil susceptible de les transporter?