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Finance - Page 2

  • Lutte des classes?

    Classe affaires ou classe tourisme, comme on se plait dans l'aviation à scinder la clientèle et les prix.

    Les premières images, reçues presque immédiatement sur Twitter lors des manisfestations  pendant le CE Air-France, ont déclenché une polémique proche des meilleures séquences de la lutte des classes.

    Peu connaisseur de cette économie, il me fallait quelques précisions, avant de m'indigner sur les moyens employés dans ce nouveau degré de "rapports sociaux". Les interviews des responsables syndicaux, les divers éléments diffusés (dans l'émission C dans l'air en particulier) et dans les articles de plusieurs journaux, nous permettent d'alimenter notre réflexion.

    Le groupe Air France KLM, est endetté de plus de 100 milliards d'Euros, à part cette année, il engrange les pertes d'exploitation. Il contribue exceptionnellement par une taxe spéciale aux rentrées de l'Etat, qui est avec encore avec 17% l'actionnaire principal. Si le groupe représente encore 82 000 employés, il aurait baissé et passé pour Air-France de 55000 à 42 000 ces dernières années. L'organisation du groupe s'appuie sur trois catégories de personnels: les pilotes, le personnel volants (stewards, hôtesses) et le personnel au sol (entretien, chargement). On nous a aussi précisé que le secteur n'est pas en crise, il est plutôt en développement, mais par contre la clientèle se divise en deux groupes: le haut de gamme, fortement concurrencé par les lignes de prestige des pétro-compagnies et tournées vers le long-courrier, le tourisme de masse, plutôt moyen courrier concurrencé par les compagnies low-cost. Dans le low-cost le passager veut le moins cher mais avec garantie, dans le haut de gamme ce sont les meilleurs services qui sont privilégiés, au seuil de la domesticité, ce que l'esprit français ne tolère plus. Les clients classe affaires principalement dirigeants d'entreprises ne doivent plus trop se targuer de leurs avantages, la chasse aux frais et dépenses fastueuses, à l'exemple des courses abusives en taxi sont passées par là, cela peut aussi expliquer la désaffection des lignes d'Air France.

     On apprend aussi que les dirigeants sont désignés par le gouvernement, ce qui explique davantage les interventions du Président Hollande et de Manuel Valls. J'ai noté cette intervention du premier ministre  sur le sujet à l'Assemblée mardi: « Il faut agir et réformer, mais en respectant la société, en respectant tous les acteurs, le patronat, les syndicats, les élus, ceux qui représentent l'autorité au quotidien, c'est-à-dire aussi bien les magistrats que les policiers, les enseignants, les fonctionnaires ». Il ne cite ni le peuple, ni les contribuables, ni les actionnaires!

    Il me semble que les pilotes sont indispensables, les moins nombreux sûrement mais sans eux il n'y aura plus de vols, ils sont les plus formés, ils sont les mieux payés avec les cadres gestionnaires de l'entreprise. La communication de leur positionnement ferme sur le maintien de leurs conditions, comme ils l'avaient déjà exprimé il y a 2 ans sur les transferts sur les vols Trans-avia (filiale bas coûts), nous préparaient à assister à une nouvelle crise. L'annonce (qui avait déjà "fuitée" dans les médias) de 2900 licenciements et en majorité dans les personnels au sol, ceux qui sont les moins formés, les moins payés, les plus facilement remplacés par des personnels extérieurs donc les plus fragiles ne pouvait pas être des plus maladroite, la direction, le gouvernement, ne peuvent pas s'exonérer de leur responsabilité dans ce manque de précautions. Les hommes qui ont mené les violences contre ceux qui semblaient (d'après des vidéos) imperméables à leurs reproches ne sont pourtant pas excusables, ce sont les dirigeants syndicaux qui devaient encadrer et comprendre, non exciter les antagonismes (témoignage du responsable CFE-CGC dans C'est à Vous lundi), mais nous retrouvons ici la force des poings, quand on ne maîtrise plus la parole. Quand un responsable syndical (CGT) exprime que c'est bien grâce à la violence que l'ouvrier a obtenu certains progrès en citant les congés payés, on peut aussi penser que c'est non d'une réforme ni d'une rupture mais bien d'une révolution qu'est venue l'instauration en France de la République. Sur les images diffusées dans le monde entier nous avons entendus crier démission, mais aussi par les plus enragés (les voyous du premier ministre) le slogan "nous sommes chez nous". La valeur de l'entreprise si endettée et si peu rentable, est au plus bas, le ministre des finances qui a déjà "joué le trader" dans Renault, risque de perdre encore en se faisant manger par une compagnie du golfe.

    Avec l'image diffusée partout dans le monde, on s'étonnerait que des investisseurs choisissent de prendre des risques en France, mauvais signal pour la compagnie, quel touriste ne songera t'il au risque de se trouver immobilisé par des personnels grévistes dans cette compagnie, quel usager ne songera que frustrés certains agents qui sont chez eux auront mal déplacé leurs bagages ou mal entretenu l'appareil susceptible de les transporter?

  • L'ubérisation des mutuelles ou Muta paup?

    Qu'est-ce que l'assurance, et la mutuelle est-ce une répartition privilégiée des risques?

     

    Le CCAS de Coupvray a proposé une mobilisation pour l'étude d'une mutuelle de village. Déjà nous avions une prospection phénoménale des complémentaires santé, par téléphone, par mail. Notre esprit de mise en concurrence est désormais excité par la mairie.

    Nous connaissons le problème au sujet de la complémentaire maladie. Les remboursements de sécurité sociale sont de plus en plus réduits. Le forfait d'un euro par médicament, même le regroupement en conditionnement par trois a été assorti d'une "participation spéciale" de 2,21 euros. La part restante à charge s'est amplifiée pour la plupart des soins, et de nombreux médicaments pour des maladies mineures sont même exclus de la vignette, il ne sont donc remboursés ni par la sécu, ni par la mutuelle.

    Par contre diverses taxes ont été ajoutées aux cotisations pour couvrir la CMU, comme pour les assurances avec les risques "catastrophes naturelles" .

    Les cotisations deviennent lourdes, elles le sont d'autant plus  quand il n'y a plus de prise en charge d'une "part employeur" dans le privé lors du départ en retraite, ou en cas de chômage. La question des étudiants indépendants ou des fonctionnaires est particulière.

    Mais pourquoi "mutualiser" alors que la solidarité devait passer par les instances de l'Etat, et pourquoi dévier vers des groupements régionaux ou municipaux, les impôts n'étant pas là pour assurer un partage qui  n'est plus assumé à d'autres niveaux, combien de temps cela peut il durer?

    Un article de Slate sur le sujet.

    Propos d'un assureur (deuxième sujet traité dans l'interview). Discussion ANI-2013

     

    Ajout au 1er juillet application "mesures Touraine"! et lien pour simulation.

     

  • Du lien et du sens.

    Le service public est sur toutes les lèvres de nos politiques et des journalistes.

    Mais partout dans le monde la concentration urbaine s'accélère, en France le développement des villes, et la désertification des campagnes est sensible depuis la guerre de 1870.

    Les références au millefeuille administratifs sont permanentes, notre gestion du territoire est encore basée sur les codes issus de la Révolution de 1789.

    Les Paroisses d'alors sont devenues nos communes, comment peut-on imaginer que rien ne doit changer, alors que les distances d'abord réduites par le train, le sont désormais par l'accès numérique.

    Qui peut encore défendre des services publics taillés en fonction de populations qui se sont éloignées et qui ne veulent plus supporter le financement de zones qu'elles ont déserté.

    Habitants de grande banlieue, plus à la campagne et en zone peu desservie par les transports, nous étions habitués aux rapports entre adhérents des associations, parents d'élèves et autres partages religieux.

    Les bouleversements apportés par les galeries commerciales, les nouveaux moyens de transport, la banlieusarisation de Marne la Vallée qui nous avait été annoncée il y a plus de 50 ans, finissent par nous atteindre.

    Les réflexes de survie, comme peut être perçue la fête paroissiale organisée ce week-end au SAN du Val d'Europe, après la fête de la Culture et avant  la fête de la musique, sont autant de tentatives de maintien du lien social. Mais la notion de fête si elle distrait reste un échange superficiel. Nous ne craignons pas la désertification, ni des commerces, ni des lieux de loisirs, ni des écoles, ni même des centre de soin, mais l'isolement est davantage présent si nous n'échangeons pas les idées et ne confrontons pas nos pensées, c'est probablement ce que voulait préciser l'Evêque communiquant dans son intervention ce dimanche.

     

    Ajout du 15/6  le lien sur le débat Onfray-Zemmour du Point à Nice.

    Ajout du 17/6  un article sur les réductions de budgets.

  • Des infos en Comité

    Les réunions des conseillers intercommunaux donnent avec un certain décalage parfois des informations à lire entre les lignes.

    Le prochain comité (réunion des délégués intercommunaux), ce soir 11 juin se tient non pas au "Château" intercommunal mais dans la salle polyvalente de Coupvray à 20h30.  (Zone non desservie par les transports collectifs à cette heure et encore moins à l'heure de fin probable). Son ordre du jour n'apporte pas de grande nouvelle, mais si l'on en juge entre le planning du précédent à Bailly et finalement le compte rendu affiché, l'ajout de deux questions "urgentes" fait regretter de ne pas y avoir assisté pour entendre les arguments et les commentaires des délégués.

    Le 13 mai ont été ajoutés deux sujets: les conséquences de la dérogation dans le cadre de la suppression des SAN prévue dans la loi NOTRe, et une motion sur la déviation A4-RN36 de la circulation qui tente d'échapper au péage de Coutevroult.

    Après des années de réclamations, de protestations dont un blocage du péage par les élus, rien n'y fait. On a beau protester contre l’abandon de l'intérêt des usagers dans le cadre des contrats État Lobbying autoroutier (on l'a vu récemment au sujet du coût des péages).

    Les appuis des députés, des élus départements et régionaux, aboutissent aux décisions annoncées pour 2008 telles qu'en mars 2006 dans le magazine du SAN: num 48 de VE info page 4 et même une confirmation en 2010 avec prévision en 2014.

    Le concessionnaire, La Sanef, se fait fort, probablement parce que par ailleurs Epafrance lui demande les aménagements nécessaires pour Village Nature et l'extension de la zone urbaine, de faire jouer sa contrepartie : le maintien du péage, et une lutte permanente pour conserver sa position dominante et son chiffre d'affaire du péage. Ainsi le lancement de l'appel d'offre des travaux correspond précisément au rejet de la construction du contournement.

    Seul recours du SAN, au Comité du 13 mai 2015 voter une « motion » de protestation qui n'a malheureusement pas eu l'air d’intéresser les médias restés silencieux, aucun appel dans La Marne ni Le Parisien. Pourtant peu de temps après l'information sur la satisfaction annoncée précédemment en octobre 2014, est-ce en fait une première conséquence des nouvelles priorité départementales?

    opération d'interet national,san,val d'europeDans l'appel à marché publié le 9 juin 2015 on lit la description par la SANEF:

     

      1. Description
        II.1.1) Intitulé attribué au marché par le pouvoir adjudicateur  : A4 - Complément du diffuseur n°14 de Bailly-Romainvilliers - Travaux d'ouvrages d'art
        II.1.2) Type de marché et lieu d'exécution, de livraison ou de prestation : Travaux
        Exécution
        Lieu principal d'exécution : A4 Dpt de la Seine et Marne - Commune de Bailly Romainvilliers,
        Code NUTS : FR102
        II.1.3) L'avis implique  : un marché public
        II.1.4) Informations sur l'accord-cadre  :
        II.1.5) Description succincte du marché ou de l'achat / des achats : Les travaux concernent les travaux d'exécution de 2 passages supérieurs pour l'aménagement du complément du diffuseur de Bailly-Romainvilliers, sur l'A4, avec leurs équipements associés (étanchéité, dispositifs de retenue, ..).
        Les travaux de ces 2 passages supérieurs sont à réaliser sous circulation avec maintien en service du diffuseur.
        Le marché comportera également une tranche conditionnelle concernant la réalisation d'un passage inférieur.
        II.1.6) Classification CPV (Vocabulaire Commun pour les marchés publics) : 45220000, 45221111, 45111230, 45112000, 45112500
        II.1.7) Marché couvert par l'accord sur les marchés publics (AMP)  : Non
        II.1.8) Division en lots  : Non
        II.1.9) Des variantes seront prises en considération  : Oui
        II.2) Quantité ou étendue du marché
        II.2.1) Quantité ou étendue globale  : Ps6 (tranche ferme) : passage supérieur au-dessus de l'a4, type pont poussé, à réaliser par demi-chaussée d'a4, à proximité immédiate d'un ouvrage existant. Longueur totale d'environ 77m, avec 4 travées de longueurs variant de 14 à 24m environ. Largeur d'ouvrage de 11m environ.
        Ps8 (tranche ferme) : passage supérieur au-dessus d'une bretelle de l'a4 sous circulation, type prad. Longueur d'environ 18m. Largeur d'ouvrage de 18m environ.
        Pi10 (tranche conditionnelle) : passage inférieur sous 4 voies de circulation (à réaliser hors circulation), type cadre pour modes doux. Longueur de 25m à 55m. Largeur intérieure d'ouvrage de 3.50 m environ et hauteur intérieure de 2.75m environ. Ouvrage à réaliser dans la nappe (lest éventuel, étanchéité provisoire et définitive à réaliser). Rampes d'accès en « u » d'environ 80m de part et d'autre (dans la nappe également).
        Ces quantités sont données à titre indicatif, elles ne lient pas sanef.
        II.2.2) Informations sur les options
        Options : Oui
        Description de ces options : Le marché comprend une tranche ferme et une tranche conditionnelle.
        Par ailleurs, des marchés négociés de travaux ayant pour objet la réalisation de travaux similaires à ceux confiés au titulaire du marché pourront être passés.

    En matière d'informations tenues discrètes, on peut aussi signaler le retard pris par la diffusion sur le site du SAN des compte-rendus des comités des 9 avril et 15 avril, malgré la publicité largement diffusée du report du vote du budget. Se sont donc glissées de légères augmentations dans l'adoption des taux le 15 avril. Celui de la taxe des Ordures ménagères passe de 4,50 à 4,70  nous rappelons nos réflexions sur le pourcentage d'augmentation en PDB.  (La taxe d'habitation instaurée en 2010 est maintenue à 7,74%).

    Les débats sur le budget et les contributions des habitants des 5 communes (pour le peu rapporté) valent également la lecture.

  • Prélèvements en douceur

    Notées dans ce mois de congés fréquents, accompagnés d'une tâche délicate et douloureuse, celle de la déclaration de revenus, des paroles ministérielles.

    Le porte parole du gouvernement, Stéphane Le Foll annonce une réflexion sur le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Le ministre des finances Michel Sapin, prône la suppression du seuil de paiement par carte bancaire. Dans le même sens qu'il y a peu il affirmait utile pour l'économie française de développer le paiement sans contact.

    Le sans contact, le virtuel en quelque sorte, serait il synonyme de sans douleur? Deux annonces dans le même sens: ne plus s'apercevoir de ce qui est prélevé. L'impôt indirect comme la TVA est un bon exemple dans l'inconscience, même si les Français trouvent en permanence que la vie est trop chère. L'élimination de l'argent liquide que l'on voit défiler de sa bourse, facilite aussi le "traçage" et les contrôles de chiffre d'affaire des petits commerces et des artisans, puisque déjà les maximum de règlement cash sont depuis peu abaissés.

    S'apercevoir en fin de mois que les comptes sont vidés avant même de percevoir salaire ou retraites qui vont s'amoindrir par un prélèvement à la source et qui signifiera éventuellement endettement voir surendettement mais des commissions sont la pour étaler les remboursements ou les pénalités, peut être même des prélèvements sur salaires seront ils organisés.

    On voit tout le raisonnement antidouleur de la société qui nous gouverne, non seulement nous n'aurons bientôt plus besoin de travailler, plus besoin de rembourser les dettes de l'état, mais nous serons entrainés à s'endetter tout le long du mois. Il est vrai que nous avons avec l'impôt sur le revenu un différé de dette envers le fisc (pour les moins de 50% de ceux qui le payent), et qu'un recalage permettrait en quelques mois de "renflouer" quelques 75 milliards, encore un tour de passe-passe pour 2017? La fin des envois de formulaires de déclaration, les seules validations sur internet, vont dans le sens des économies, mais elles permettent aussi de ne pas trop se remémorer les sommes versées, passer plus vite ces mauvais souvenirs, ainsi la société du numérique nous entraine inexorablement vers l'éphémère. 

    Ajout du 27 mai, chaque jour une déclaration dans le même sens.

    Ajout du 18 juin confirmation du planning. Mais incertitude totale.