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Poltron et faux pas

 

« Et si on se rencontrait ? »

Début du message sur Facebook de la liste Vivonscoupvray

✨Depuis 2014, vous m’avez accordé votre confiance. J’ai l’immense honneur et la responsabilité de servir notre commune en tant que Maire. Ces années passées à vos côtés ont été riches de rencontres, de projets et de défis relevés ensemble. 

� Le mandat qui s’achève nous a permis d’aller bien au-delà de nos engagements de 2020 au service des Cupressiens. 

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Le slogan est séduisant. Mais confronté aux faits, il sonne creux.

Depuis 2014, la vie démocratique locale à Coupvray se caractérise par une constante : l’absence de débat public structuré. Pas de réunions contradictoires ouvertes et documentées sur les grandes orientations communales. Pas d’ateliers de concertation permettant une co-écriture réelle des projets avec les habitants. Au mieux, de l’information descendante, parfois accompagnée de moments conviviaux. Cela ne constitue pas une démocratie participative

Une élection 2020 à rappeler pour ce qu’elle fut

Le message de campagne évoque une « confiance renouvelée ». Il passe sous silence un élément politique majeur :
A Coupvry l’élection municipale de 2020 s’est déroulée avec une seule liste en présence, dans un contexte de faible participation (environ 33 %).

Juridiquement, cette élection est parfaitement valable.
Politiquement, elle impose une exigence accrue de débat, de transparence et de reddition de comptes. Or, c’est précisément ce qui a fait défaut au cours du mandat.

 

Des bilans flatteurs, mais difficilement lisibles

La communication municipale renvoie à un bilan de mi-mandat et à un bilan de fin de mandat. Leur lecture appelle plusieurs observations.

D’abord, les actions y sont souvent éclatées en sous-actions, ce qui multiplie artificiellement le nombre de réalisations affichées. Ensuite, les documents entretiennent une confusion des compétences : sont présentées comme communales des actions qui relèvent en réalité de l’intercommunalité, du département, de la région, d’EPAFrance, ou encore d’initiatives privées.

Enfin, certains résultats mis en avant correspondent à des projets portés par des tiers, parfois consécutifs à des cessions de foncier communal, et non à des choix municipaux pleinement assumés et pilotés. Cette présentation, flatteuse mais peu lisible, empêche d’identifier clairement la responsabilité politique réelle de la commune.

La convivialité n’est pas la participation

La campagne propose une série de rendez-vous : apéros citoyens, balade patrimoniale, géocaching, escape game.
Ces animations peuvent être agréables et fédératrices. Elles ne constituent ni un débat, ni une concertation.

Participer à un événement ludique ne permet pas :

  • de confronter des points de vue,

  • de discuter des choix structurants,

  • ni de contribuer à l’élaboration d’une politique publique.

Confondre animation et participation relève d’un faux pas démocratique.

Un débat public amputé de la contradiction

Un autre élément mérite d’être rappelé.
Ni la commune de Coupvray, ni Val d’Europe Agglomération ne communiquent sur l’existence des contestations formelles déposées par l’association RENARD au fil des années.

Ces démarches ont pourtant porté sur des sujets majeurs pour l’avenir du territoire : le projet de port, les conditions de concertation du PLUi, les manques d’explication et de transparence concernant la ZEC des marais, ainsi que la vente d’une propriété communale du parc des sports à un promoteur.

Ces contestations ont pris des formes diverses : recours gracieux, recours contentieux instruits devant le tribunal administratif de Melun via Télérecours, ou procédures engagées par avocat, notamment en 2021 concernant la vente du bien communal. Certaines ont été rejetées, ce qui est le propre du débat juridictionnel ; d’autres ont contribué à documenter et à éclairer les choix publics.

Le point n’est pas ici l’issue de ces recours.
Le point est leur absence totale de visibilité dans la communication municipale et intercommunale. Dans une démocratie locale vivante, l’existence de désaccords argumentés, portés par une association agréée, devrait nourrir le débat public, et non en être exclue.

Un climat peu propice à l’expression critique

Les temps forts municipaux (vœux, galettes, inaugurations) réunissent principalement des responsables associatifs fortement subventionnés et des prestataires réguliers de la collectivité. Ces acteurs, par nature dépendants des décisions municipales, se trouvent dans une position de retenue peu favorable à l’expression publique de la contradiction.

Ce fonctionnement n’est pas illégal.
Mais il ne favorise ni la pluralité des points de vue, ni l’émergence d’alternatives, ni un débat démocratique vivant.

Le cœur du problème : l’évitement du débat

Depuis plus de dix ans, les habitants n’ont pas été invités à débattre collectivement des orientations d’urbanisme, du cadre de vie, des choix financiers ou des priorités communales. Aujourd’hui encore, la campagne propose de « se rencontrer » sans jamais proposer de débattre.

Éviter la confrontation des idées, durablement, relève d’une frilosité politique. Transformer la convivialité en substitut au débat constitue un faux pas démocratique.

Conclusion

La convivialité ne remplace pas la démocratie.
Un bilan éclaté ne remplace pas une analyse honnête.
Une élection sans alternative réelle ne dispense pas d’organiser le débat ensuite.

Après une élection 2020 sans choix politique effectif, avec une participation très faible, et après un mandat sans véritable concertation, continuer à esquiver le débat n’est ni sain ni responsable.

Rencontrer les habitants est nécessaire.
Mais gouverner suppose, avant tout, de débattre avec eux.

 

 

 

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