Les élus de Coupvray tentent un complément publicitaire "hors bilan", en publiant quelques pétites de nouvelles dans le MAG de janvier 2026.
Hors bilan puisque s'il est distribué dans la première semaine de janvier, il est mis en ligne bien tard dans la série Calaméo, dans des conditions d'accès particulières.
Donc nous ne pouvons le lire ici avec son lien.
En page 21 page titrant "Travaux à Coupvray" , dans la colonne de droite figure une information , plus très utile puisque c'est fini ... ou presque.
Sous le titre Travaux d'assainissement à Coupvray : on apprend que le chantier qui en novembre 2025, sans information, nous a ennuyé, avec des sens alternatifs, des sorties d'engins, des traversées de camions, en empêchant l'arrêt du petit parking dit "des pécheurs" en face du basin de l'Aulnoy, au niveau du passage piéton pour changer de trottoir. .
Il fallut prendre des risques pour lire l'affichage de l'arrêté municipal. :
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La grosse canalisation enfouie à l'arrière des terrains riverains, espace vert le long de cette allée préemptée il y a longtemps pour procurer un accès aux riverains afin d'éviter l'entrée sortie sur la rue d'Esbly, et transformé en parking du "lac" désormais "des pécheurs", à donc son explication :
Dans le cadre de l'optimisation de ses infrastructures et à la demande de la Commune, Val d'Europe Agglomération a réalisé des travaux sur le réseau d'assainissement à Coupvray sur le parking des pêcheurs situé le long de la rue d'Esbly.
Ces travaux, initiés début novembre, visent à améliorer les équipements existants grâce à
– la création d'un ouvrage de stockage et de restitution des eaux usées,
- l'installation d'une isolation phonique,
- la mise en place d'un dispositif de traitement des odeurs sur le poste de refoulement.
Ainsi, les débordements, refoulements et nuisances olfactives devraient trouver une solution, du fait de la demande expresse formulée par les services de la commune (point à intégrer explicitement au bilan).
En revanche, les réserves écrites émises par la commune dès 2007, dans le cadre de l’étude IOTA soumise à enquête publique (enquête achevée après 2008), n’ont pas été retenues comme avis formel, et nos demandes de précaution ont été ignorées.
Ce texte existe pourtant ; on en rappellera ici les points essentiels.
Il s’agissait de la mise en place de ce que l’on a appelé la « chaîne de l’eau », reposant d’une part sur une succession de bassins d’eaux pluviales (BEP) et, d’autre part, sur une chaîne de remontée des eaux usées à travers le bourg.
S’agissant des eaux pluviales, nous soulignions déjà le caractère surprenant du maintien, sans remise en question, d’une politique héritée des années 1970 sur Marne la Vallée : une succession de bassins de rétention qui, certes, limitaient les crues par le stockage et la régulation des débits de sortie, mais aboutissaient en réalité à une évacuation systématique des eaux vers les rivières et les fleuves. Cette logique contribuait à l’assèchement du territoire, au lieu de favoriser l’infiltration et l’alimentation des sols et des nappes phréatiques.
Concernant les eaux usées, le projet reposait sur des conduites forcées depuis le point le plus bas du secteur, en remplacement de la station d’épuration existante par un système de pompage par refoulement. Compte tenu des altitudes (cote NGF proche de 45 m pour le point bas, contre environ 120 m pour le circuit du plateau du Val d’Europe pour rejoindre la station de Saint-Thibault), les lois élémentaires de la physique imposaient la création de deux niveaux de pompage intermédiaires. Nous avions souligné les risques (coupure électrique ou panne des pompes, fuites, odeurs).
Nous proposions alors deux alternatives claires :
– en premier lieu, l’implantation d’une station d’épuration éloignée des zones habitées, plus proche de l’exutoire naturel, pouvant notamment être située rue des Prés, à proximité de l’écluse (secteur finalement retenu pour le BEP 27) ;
– à défaut, si le refoulement devait être la seule option retenue, éviter absolument le passage des canalisations à travers le bourg, et privilégier un tracé longeant la côte Saint-Jacques par les chemins rejoignant le ru de Coupvray. Des chutes canalisées du ru auraient en outre permis l’alimentation électrique de dispositifs de contrôle du bon fonctionnement des canalisations.
L’enquête publique de 2005-2008 a conduit au résultat que nous connaissons aujourd’hui. Il faut désormais corriger progressivement les erreurs de conception initiales.
D’autres erreurs apparaîtront encore par la suite. La reconduction des IOTAS en 2022, pour vingt ans, d’autorisations anciennes sans remise en question sérieuse des études surprendra sans doute nos successeurs. La non prise en charge des nouvelles règlementations de loi sur l'eau (1993, 2016) est aberrante et fautive. Les traces des négligences existent. L’histoire, le moment venu, saura désigner les responsabilités.

