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DUP ou dupes

 09h25 09 juin 2013

C'est terminé, l’enquête publique sur la DUP lisez Déclaration d'Utilité Publique, de la ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) de Coupvray s'est terminée le samedi 1er juin. Le temps pour le commissaire enquêteur de recueillir les derniers avis des habitants sur le cahier d'enquète et de recevoir quelques riverains pour échanges ou explications sur place.

En fait en quelque sorte, l'EPA avec sa constance de pression tel un rouleau compresseur, vient à peu près à bout de la volonté précédemment exprimée à plusieurs reprises par l'équipe municipale. Ainsi la ZAC de Coupvray qui reprend à peu près les mêmes espaces, les bonshommes, la fosse St Etienne, que l'ancienne ZAC St Etienne, étudiée en 1992 pour une urbanisation prévue en 1995, avec une moyenne de 200 logements en maisons individuelles, et refusée par les élus de l'époque car arrivée finalement à un projet de 252, vient d'être proposée "en force" à plus de 380 logements par l'ajout de petits immeubles qui font malgré tout 3 ou 4 niveaux, en jouant sur les hauteurs variables selon la pente.

 

Les dimensions substantielles des immeubles, les terrasses "en patios ensoleillés", les noues d'écoulement et d'infiltrations des eaux sont des subtilités pour contourner et "faire passer" en objectif "écologique" et "projet éco-responsable" une opération de promotion immobilière dans une zone particulièrement inopportune.  Pourquoi des immeubles? Parce que les fondations nécessaires sur une structure géologique où dominent les couches d'argiles importantes, entraînent des surcoûts insupportables pour des pavillons classiques, donc un choix entre petites maisons légères à bas coût, en quelque sorte "flottant" sur les nappes, et des micro-pieux pour des petits immeubles. Une orientation "plein nord", ainsi les fenêtres au nord avec vue sur la vallée qui donne tout l'intérêt à cette exposition sont aussi les moins performantes en isolation, traditionnellement en étude d'économie d'énergie, il est considéré qu'une exposition nord entraîne un "sur froid" de 5°, ici de plus, du fait le la pente (on descend d'environ 80 mètres entre en haut l'ex nationale 34, au bas de la fosse St Etienne) le vent du nord ajoute un effet de froid entre 5 et 10° qu'il conviendra encore de compenser par de coûteuses sur-épaisseur d'isolant. Pour une température classique de grand froid de -10°, ce que nous dénommons désormais la température ressentie serait alors de -20 à -25°, situation qui semble aberrante économiquement et absurde quand il s'agira de justifier des financements "écologiquement responsables" d'écoquartiers. De toute façon des situations inconfortables du point de vue ensoleillement, d'où l'idée d'ajouter des terrasses ensoleillées coté sud, mais de ce coté il y a les boisements, la pente d'où la surélévation en étages mais aussi l'inconvénient des ombres de ces immeubles. Et monter n'est-ce pas aussi aller chercher le bruit qui est intense sur le circulaire,  la départementale 934, sur le RD5d en descente et montée sur Esbly, la pollution aussi par une voie verticale en côte comme cette RD5d avec le passage de plus en plus fréquent des poids lourds et transports en commun. (Ceci est indiqué dans le rapport du SCOT de 2005). 

Nous attendrons avec impatience le rapport du commissaire enquêteur, les riverains dans cette enquête ont pu enfin "voir" ce qu'il en était entre des plaquettes, de vagues paroles de présentation, et quelques graphiques plus explicites présents dans cette enquête. (voir aussi le site de l'EPA)

Mais faire parcourir un dossier si épais, et demander en si peu de temps et de concertation la "couverture" par une enquête publique n'est-ce pas un détournement de procédure? La construction de logements sur une zone mal délimitée dans un SDRIF de 2008 jamais approuvé, justifie t'elle la précipitation des élus pour accepter cette urbanisation?

Ne se souvient on pas que cette zone dans le PIG de 1987, celui qui instituait un droit de préemption des territoires et d'imposition par la loi de l'implantation de l'activité Disney sur notre sol avec la création du 4eme pôle urbain de Marne la Vallée, avait très précisément déclaré le Nord de la 34  et particulièrement le village de Coupvray comme protégé "en complément" de l'agglomération au Sud.

Mais la mission des fonctionnaires, de l'EPA, du SAN, fut en permanence de saper pour divers motifs cette protection, les habitants de Coupvray avaient transmis leur confiance et leurs espérances de résistance dans l'équipe courageuse qu'ils avaient élue, mais peu à peu cette équipe s'est effilochée, certains intérêts sont venus se mêler aux motivations (politiques, économiques) les sensibiltés mais surtout le défaitiste, et le refus de la pénibilité d'une lutte contre ce que trop considèrent comme l'inéluctable font la perte des batailles. Ceci parfois même au mépris de l'intêret général puisque qualifier une telle opération du label écoquartier c'est uniquement un moyen de prétendre bénéficier de subventions, alors qu'à la base son orientation et sa position, en surcharge les dépenses. Mais ces subventions ne viennent elles pas de nos impôts?

Oser déclarer d'Utilité Publique  cette action de promotion immobilière, c'est cacher la réalité des enjeux, les vraies questions à se poser : faut-il vraiment justifier une liaison quartier sud et village? et ainsi agglomérer Coupvray à Esbly et Magny? Comment peut on imaginer un lien entre habitants du nord du canal et habitants du sud de la 34? Le barreau prolongation de ce qui s'appelle avenue Robert Schumann, du rond point de Magny à la descente d'Esbly (RD5d) promesse du PIG longtemps retardé et chantage de l'EPA pour obtenir l'urbanisation, se justifie t'il avec un rond point alors que le franchissement de la RD934 (ex RN34) est déjà effectué en passage souterrain? qui peut imaginer que ce ne sera une source d'embouteillages quand on voit le rond point d'Esbly? Mais le projet ne présente qu'une phase 1 en deux fois 1 voie qu'imagine t'on comme nuisances en phase 2 avec 2 fois deux voies?  Le passage d'un véhicule de transport en site propre en venant d'une gare du SAN Chessy ou Val d'Europe, est-il sérieux en venant rejoindre la gare SNCF d'Esbly en empruntant le passage derrière le cimetière (soit la voie de Crecy alors qu'elle vient d'être rénovée, mais il est vrai que les pressions de ce coté ne sont pas minces contre les usagers).

Qui a vraiment choisi et déterminé la concentration des activités culturelles (plutôt que sportives) dans la transformation de la ferme en locaux associatifs, et que le parc du château deviendra le jardin des immeubles. Aller aux "sports" c'est déjà difficile pour la plupart des jeunes qui n'ont pas de voitures, le vélo à Coupvray est une activité très sportive, mais c'est encore plus impossible pour aller dans des activités à la ferme ou au château.

Nous voyons déjà qu'un projet "personnes âgées" associé à 40 logements est devenu une urbanisation de 100 logements, la fosse St Etienne passer de 200 à 400 logements dans la Zac de Coupvray, des futurs ZAC faire quadrupler les foyers d'un village qui deviendra bien plus important que la ville d'Esbly et que la plupart des autres villes du Val d'Europe, c'est tout à fait en contradiction de ce qu'ont souhaité les cupressiens depuis 25 ans, qui n'a jamais décidé de cette orientation?

Lien permanent Catégories : Politique Locale, Urbanisme 0 commentaire

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