UA-41151802-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Détermination

    C'est la fin d'année, en d'autres termes , la trève des confiseurs, et aussi l'heure des bilans.

    2013 ne fut pas l'année du coeur en fête, la France est morose. Et la présentation hier de la courbe du chômage, avec une image qui ressemble à un massif montagneux, malgré les paroles rassurantes d'un Président qui joue sur les maux (et dont on apprécie diversement parfois la finesse de l'humour) n'annoncait pas une pente vertigineuse au point d'effrayer les meilleurs vacanciers de la saison. Il parait que ce n'est plus le nombre de chômeurs, donc de foyers aidés ou nécessiteux qu'il faut observer, non les chiffres atteints mais la courbe du différentiel trimestriel. Ainsi la promesse du Président n'était plus la baisse du chômage, mais la moindre croissance de sa hausse. C'est comme la dette, ce n'est pas la croissante ou la baisse de la dette, mais le ralentissement de son amplification.

    Etrange calcul économique.

    Mais comme les Français font de plus en plus de bacheliers, le perpétuel blagueur qui nous gouverne pense que nous seront de plus en plus capables de comprendre et d'apprécier la subtilité au point de nous émerveiller jusqu'à nous faire fermer les yeux et trouver le bonheur. Car dans l'émission C dans l'air, à propos du bonheur, on nous a bien expliqué, que les Français sont d'éternels pessimistes et râleurs, voire jaloux, alors que la France avec tous ses atoûts devrait faire que des heureux.

    Regardons le bonheur des Danois, dans un pays où l'espérance de vie est plus courte, où les jours sont tristes et n'offrent que 6 heures de soleil. Grâce à l'état providence qui offre à tous des places en crèche et prend 50% des revenus des citoyens, les gens sont heureux. Les experts ne nous ont pas parlé ni de l'Euro ni de l'immigration qui ne les concernent pas, ni si les tarifs en crèche sont différenciés selon la feuille d'impôts, si mutuelle et remboursements sociaux touchent indifféremment tous les habitants, sans parler de la position de neutralité du pays sur la scène internationale.

    Le bonheur c'est avant tout la confiance fut-il dit, et justement c'est ce qui fait douter les Français, surtout s'ils ont un peu de mémoire et lu quelques vieilles pages d'histoire.

    Donc pour affronter l'avenir, et déjà l'année prochaine, pleine de promesses de changement avec les élections il faut du courage. Et du courage commencons par le chercher près de chez nous, pourquoi pas chez nous. Car la prochaine échéance , les municipales en mars, doit se préparer activement. Mais sur ce point le front est bien silencieux. Il est vrai que la complexité de notre situation et notre manque d'autonomie dans le cadre de la ville nouvelle, aussi des modifications politiques engendrées par le vote à la proportionnelle et la désignation des délégués intercommunaux laisse perplexe plus d'un citoyen. Là où le législateur, fin politique militant et partisan, voulait forcer l'introduction de contestataires minoritaires dans les moindres collectivités, on risque bien d'effaroucher les éventuels candidats.

    Car contester en se portant candidat, n'est-ce pas, risquer devoir assumer des actes contraires aux promesses que naïvement on serait tenté de faire en toute bonne foi mais en ignorance des obligations contextuelles attribuées à la commune par des décisions nationales ou régionales? Des budgets en dérapage continu pour compenser le désengagement de l'état, assurer les minimums vitaux aux citoyens de plus en plus exclus d'une activité en perte de vitesse, des occupations sociales pour utiliser les heures de loisirs imposées.

    Surtout, comme partout, il faut un leader, un organisateur, un rassembleur. Non seulement parce que l'humain en tant que groupe vivant est organisé, et que le Français est ainsi fait qu'il recherche le chef, mais aussi parce que la loi électorale l'y contraint, la présentation des listes de candidats, le financement de la campagne et sa prise en charge exigent dans les communes de plus de 1000 habitants (Coupvray en compte 2800) une discipline derrière une tête de liste.

    Alors combien de listes à Coupvray, qui osera affronter les sortants? Quels habitants suffisamment ambitieux pour l'avenir du village (ou du futur quartier de l'agglomération que constitue le Val d'Europe).

    Y a t'il encore un esprit village à sauvegarger à Coupvray. L'exemple des minoritaires dans les communes alentour (Esbly, Montevrain, ) laisse t-il des espoirs et des envies? Profiterons nous de l'opportunité du changement de scrutin pour faire entendre des voix divergentes, des idées autres et enfin ouvrir les discussions, faire place à un peu de démocratie? Car qui croira que rattaché sur une liste unique, sans opposant reconnu par le soutien d'une partie de la population, même minoritaire, il est possible à un quelconque conseiller de se faire entendre alors qu'il est fondu dans la liste.

    C'est ce qu'ont ressenti et exprimé à chaque mandat des 25 dernières années, les quelques conseillers qui se sont plus ou moins dicrétement éclipsés dans le passé.  2014 était une année pleine de promesses les Cupressiens les gâcheront-ils? 

    Malgré ces réflexions pessimistes, Bonne Année!

     

     

     

    .

  • Clientélisme ou corruption

    Les mouvements d'agitation sont permanents dans des pays où l'on croyait qu'une certaine gouvernance démocratique était enfin établie. L'émission "C dans l'air" d'hier mettait justement l'accent sur deux crises anti-gouvernementales: l'Ukraine et la Thaïlande. Les deux critiques des contestataires : la corruption des tenants du pouvoir. Pour autant les anciens dirigeants écartés, l'avaient ils aussi été sous la même accusation.

     

    Il n'est pas facile de convaincre des électeurs, il faut souvent leur faire miroiter des avenirs meilleurs, et compte tenu des informations données sur les mouvements financiers indispensables et relativement considérables rapportés au budget de tout un chacun, ces électeurs se trouvent vite déçus de ne pas en récupérer quelques retombées.

     

    L'intervention de la France en République Centre africaine, au même moment tente d'étouffer un troisième conflit interne, et d'autres pourraient aussi être listés. Partout les intérêts financiers sous-tendent des crises idéologiques mais la diplomatie veille, les mouvements des gendarmes du monde envoyés par l'ONU sont autorisés par le G20 et les grandes puissances.

     

    Mais que retrouve t'on en France? Les mouvements des catégories professionnelles, des entreprises en difficultés, des plus instables, des plus fragiles, des plus exclus du gâteau économique, sont ils très éloignés des manifestants que l'on nous montre aux informations télévisées? Et la réponse des gouvernants elle bien éloignée? Les CRS sont présents, les gaz lacrymogènes menacent, et des propositions financières sortent du chapeau. Deux milliards pour la Bretagne, les cultivateurs, les transports. Nous assistons à une avalanche de dépenses: les interventions militaires extérieures, les réparations des dégâts de manifestations, les primes pour calmer les groupes de manifestants. Qui donc fait le rapprochement avec le budget, la dette, et à partir de quel seuil pourra t'on parler de clientélisme ou corruption, car émettre des chèques pour calmer tel ou tel secteur, n'est-ce pas du clientélisme, si par ailleurs les cadres de gestion sont égalitaires et les choix bien pensés: écotaxe, infrastructures de transport, charges des entreprises, impôts des habitants, ...

     

    Ces principes d'aide, de subvention ou de "nationalisation", voire simplement de prêts bonifiés servent ils vraiment l'avancée de la démocratie? Ne sont ils pas sources de favoritisme, soit en faveur des plus "remuants" ou des plus proches? N'éteint-on pas ainsi la critique, et pour obtenir des subventions ne faut il pas montrer en quelque sorte "patte blanche"?

     

    Cette réflexion je la fais même dans les cercles les plus locaux, la commune, le département agissent ainsi, les distributions budgétaires n'échappent pas au clientélisme. Une vigilance de tout instant est donc nécessaire, entre efforts égalitaires et favoritisme il y a peu, et dans notre contexte de crise de la recette et de pression fiscale, les électeurs devraient analyser avec critique les évolutions budgétaires, faute de quoi les lendemains risquent d'être difficiles, delà à la révolte ou la Révolution, les cris de "Dégage" qui sait?