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  • Les surcoûts d'une mauvaise implantation

     

    Il y a parfois des persévérances qui frisent l'inconscience voir la stupidité.

     

    Il y a sûrement dans la nature des espaces plus ou moins destinés aux usages qui seront faits. Le choix des lieux d'urbanisation fait partie des adaptations de l'homme à son environnement.

     

    On comprend parfaitement qu'historiquement l'implantation humaine dans la vallée de la Marne et du Morin, ait constitué un pôle d'intérêt. Ainsi des traces de vie dans le bas de la vallée entre Esbly et Coupvray, l'implantation le long d'un cours d'eau comme le rû de Coupvray se justifiait-elle, les terrains marécageux étaient plats, faciles à cultiver et constitués de terres riches en humus accumulés, les forêts environnantes fournissaient énergie et chasse abondante, les temps ont passés, le coteau sud, défriché bien exposé fut par la suite planté de vignes, car la boisson était source de richesse, le développement urbain se concentra sur le coteau nord la priorité allant à la ressource économique agricole jusqu'au milieu du 19ème siècle. Avec l'arrivée du train, du transport facilité par le creusement du canal, l'habitat s'est porté sur la qualité de vie et la priorité de développement du coteau sud, d'abord sur Esbly puis sur Coupvray.

     

    C'est par la magie du rêve entraînée par l'installation du complexe de loisirs Disney que s'est imposée la recherche de nouveaux espaces d'implantation de logements. Les nouvelles voies, les raccordements à l'autoroute A4, le prolongement du RER, l'arrivée même du TGV, tout cela nécessaire pour l'irrigation du grand pôle d'attraction européen, ne pouvait que faciliter les zones urbaines sur le plateau. Les communications facilitées devaient se traduire par une concentration, une centralité dense qui malgré l'exposition aux vents d'un plateau, était favorable à l'habitat. Tout cela était ressenti et résumé dans le projet associé à la Convention d'implantation de Disney en 1987. Délimité par des frontières "naturelles" et perceptibles telles les grandes infrastructures de transport, le périmètre devait aussi constituer une frontière imperméable au permanent grignotage des espaces naturels, à l'étalement de l'agglomération, à la fusion et confusion des continuités urbaines.

     

    Quelle coïncidence dans la parution des lois et décrets, où des décisions à portées lointaines étaient immédiatement réfutées par des engagements qui les contrariaient. Et pour nous le 15 septembre 2010 qui signifie loi du Grenelle de l'environnement pour la préservation des milieux naturels et agricoles, pour la préservation des énergies, se trouve aussi être la modification du PIG et l'extension de l'urbanisation sur le côteau nord.

     

    Les ministres, le premier ministre de l'époque quand il signe le PIG, le Président de la Région, tous les élus quand ils adoptent le SDRIF, ont-ils conscience qu'il s'agit d'une implantation en exposition plein nord, sur une déclivité de 80 mètres consacrée à l'agriculture qui aurait pût devenir de proximité. Une nature de sol qui a donné lieu dans la partie habitée à une multitude de dégâts entraînant la reconnaissance de catastrophe naturelle pour l'indemnisation.

     

    Au conseil municipal du 23 septembre, la commune a présenté le dossier d'une vente d'une parcelle située "rue des marais" et pour laquelle il était proposé de valider une réduction de 17000 € afin de compenser le surcoût de micro-pieux. (Monsieur Cerri spécialiste en technique de construction, a voulu expliquer que la proximité du canal les rendaient indispensables, quelle preuve d'incompétence, comme si un canal n'était justement "canalisé" et isolé de son milieu. Par contre c'est effectivement la nature marécageuse et spongieuse de la zone qui nécessite une stabilisation du sol, les éventuelles pertes d'eau du canal dûes au mauvais entretien des rives traitées initialement en argile et depuis en palplanches, sont probablement inférieures aux pénétrations car le niveau de nappe est sensiblement égal au niveau du canal. On le constate au remplissage du bassin en cours de creusement au sud du canal. BEP26b, l'avertissement aux acheteurs est plus clair par le simple nom de la rue.)

     

    Donc les constructions devront assumer une recherche de bases solides et stables par des consolidations des sous-sols, micro-pieux ou pieux, les bâtiments des Chamfort à Esbly n'ont pas eu à surmonter ce risque étant légers et disposés sur dalles. Les études que devrait mener l'Epa dans ce sens seront elles mises à disposition afin d'en intégrer les conséquences dans la décision des élus?

     

    L'exposition nord quant à elle sera source de mauvais ensoleillement, la pente qui subira le souffle des vents du nord, assez fréquents quand ce ne sont ceux de l'ouest avec la pluie, et l'isolation des façades devra alors être renforcée en conséquence. De quels surcoûts seront impactées les constructions, et qui croira aux paroles encore distillées par le même adjoint demandant que non seulement il soit construit comme inscrit par l'EPA dans un des 11 projets d'éco-quartier avec des bâtiments BBC mais plutôt à énergie positive.

     

    (selon l'iso TR/11079 (1993) pour une base de -10° l'exposition nord est défavorable et entraîne une baisse de 5°, s'ajoute l'exposition au vent à 10km/h 5°, 20 km/h 13°, 30km/h 18° et 40km/h 21°.)

     

    Sur-épaisseur d'isolants, sur-épaisseurs de vitrages et limitation des ouvertures en façade nord, sur-épaisseur des vitrages en face sud afin de se protéger des bruits de circulation grandissants sur les nouvelles voiries, mais aussi par le parc et ses activités.

     

    Le choix de l'urbanisation par l'Epa, mais aussi par l'insistance des partenaires du SAN qui n'ont pas pris la mesure des surcoûts qu'il devra aussi assumer dans les transports, et l'isolation des bâtiments publics qu'il devra construire en accompagnement, ne s'est pas trouvé contredit par les élus municipaux, c'est de cet acharnement à construire dans des conditions particulièrement défavorables qu'il faut faire prendre conscience à nos concitoyens avant qu'il ne soit trop tard.

    Pour compléter les remarques de Sébastien dans son commentaire: l'article de Que Choisir numéro 510 de janvier 2013 concerne la Réglementation Thermique version 2012 applicable à partir du 1er Janvier 2013. La journaliste Elisabeth Chesnais remarque: "La consommation d'énergie maximale du logement tombe à 50 kWh/m2 ... C'est énorme. Autre changement, la conception bioclimatique s'impose. Autant dire qu'on ne peut plus plaquer les plans de sa maison idéale sur n'importe quel terrain. L'orientation devient déterminante, les baies vitrées au nord, c'est terminé, on ouvre au maximum au sud et on oublie l'exposition au vent."  

     

  • Un conseil instructif

    Le Conseil municipal de Coupvray du 23 septembre a apporté bien des éclaircissements aux débats qui empoisonnent l'esprit des habitants depuis quelques mois.

    Le retrait, à la demande du Préfet, de la délibération sur les congés de départ en retraite des agents territoriaux, venait mettre un terme à cette discussion et il fallut bien que la Maire admette avoir reproduit dans le compte-rendu une transcription inexacte des propos tenus en conseil, cela n'est pas nouveau, c'est ici démontré, même si l'on peut encore constater que les affirmations dans sa réponse au Préfet étaient mensongères.

    Point plus important, ce fut la remarque d'un conseiller, à plusieurs reprises que faute de compte-rendu des commissions urbanisme et finances récemment tenues, les conseillers n'avaient finalement que peu de connaissance des véritables enjeux sur les décisions qu'ils allaient prendre dans les débats et délibérations lors de ce conseil: des documents remis trop tard, au retour des vacances dans les jours qui précèdent leur adoption au conseil ne permettent pas la réflexion, l'analyse et le débat. Ainsi il fallut beaucoup de temps pour répondre sur la liste des travaux ajoutés dans le budget un seul conseiller s'en est inquiété, Ainsi le débat sur le PLUI s'est trouvé être juste une présentation, avec un seul contradicteur en la personne de l'ancien adjoint à l'environnement qui avait été écarté en 2009 car trop résistant à la pression urbanistique de l'EPA et du SAN.

     Enfin, cerise sur le gâteau, en fin de conseil (et hors conseil donc sans reprise dans le compte-rendu qui en sera fait), une harangue vive fut prononcée à la cantonnade par l'adjoint aux sports, délégué au SAN Thierry Cerri, en matière de soutien à son collègue de l'urbanisme et au maire, pour leur courage et la façon dont ils ont fait face aux habitants énervés qui avaient participé à la réunion d'information sur la ZAC de Coupvray, et s'étaient montrés opposés à l'urbanisation acceptée. Il rappela que les délégués s'étaient fortement battus pour restreindre les appétits des fonctionnaires de l'EPA, en citant par exemple la réduction de la ZAC Disney au sud de 1200 à 800 logements. Et d'insister pour dire que "les forces supérieures de l'Etat" imposaient l'urbanisation par le PIG.

    Il est bien malheureux de constater que par sa profession Monsieur Cerri est particulièrement compréhensif sur l'intéret bien compris des développements urbains qui facilitent ses rapports avec ses clients principalement constitués de promoteur-constructeurs, ce qui en principe n'en fait pas un défenseur privilégié des espaces verts et des petits oiseaux.

    Ainsi on l'aura bien compris, Coupvray a été bien défendu, et même si Disney fera plus de logements qu'il n'était prévu dans le PIG, même si les espaces agricoles et boisés, les zones écologiquement les plus intéressantes du Val d'Europe sont vouées à disparaitre à coup de "dérogations", même si les immeubles et une certaine densité sont concentrés à 7 km du centre qui seul devait être aggloméré, et sous une exposition éco-défavorable, même si les impôts doivent exploser, même si le village se trouve asphixié par une nouvelle circulation et si l'école devra supporter des préfabriqués, les habitants n'ont pas de questions à se poser, ils n'ont pas à manifester leur surprise en découvrant des plans qui jusqu'à présent se cachaient dans de subtiles et agréables plaquettes promotionnelles.

    Ces nouveaux élus pensent discuter à égalité avec des fonctionnaires missionnés pour les convaincre, mais ils oublient que l'EPA et ses ingénieurs ont des dizaines d'années d'expérience de bétonnage, de contournement des réticences et d'interprétation des règlements, que ce sont ces experts qui en tant que conseils, préparent pour les autres administrations les futurs textes qui tomberont sur les têtes des élus, actuels ou futurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • ZAC de Coupvray, oin-oin la suite

    L'avantage du blog, c'est que l'on reçoit immédiatement des remarques sur ce qui a été écrit et surtout oublié. Si ce ne sont pas des commentaires affichés (pourtant ils sont simples à écrire et il n'y a pas d'inscription mais seulement une adresse de contact possible à donner pour la modération), c'est par des messages que l'on peut nous contacter.

    Et certains participants à la réunion sur la ZAC ne manquent pas de signaler les oublis, je les reprends ci-après et complèterai par la suite. D'autres s'interrogent, je m'efforcerai de les renseigner, mais ne peux transmettre les réponses à des questions qui n'ont pas été posées dans la salle, peut être que joindre le collectif riverains.coupvray@free.fr réuni par Guillaume Bieth permettra de poser ces interrogations aux élus, à l'EPA ou au SAN?

    Une chose est acquise: le problème de l'urbanisation de Coupvray mobilise, et la municipalité ne s'en tirera pas par de simples photos sur son site ou par un court article de monsieur Verdellet dans les 2 feuilles du petit journal de Coupvray. Vous avez lu le dernier? un PLUI* est engagé avec enquète publique encore, par le SAN, donc on revoit encore les secteurs alors que les effets de l'urbanisation précédente ne sont pas ressentis. *PLUI= Plan Local d'Urbanisme Intercommunal.

    En oubli principal, et mea culpa, c'est la présence de nombreux habitants d'Esbly. En effet les espaces verts du coteau nord faisaient écrin à la vallée urbanisée au sud à Esbly, avoir la perspective d'immeubles qui domineront, fait réagir et c'est bien compréhensible. Les autres inquiétudes: la croissance de la circulation, et le barreau direct sur Magny qui attirera davantage de circulation sur la montée de la RD5d qui est déjà le pôle le plus pollué en bruit et en fumée d'échappement.

    Ce barreau interpelle par ailleurs, il est bienvenu pour ceux qui coincent le matin au feu rouge devant l'entrée nord du circulaire avec la RD934 (ex RN34) mais une question se pose pourquoi remplacer le souterrain existant par un rond point? C'est effectivement curieux, on conçoit qu'un feu rouge soit transformé en rond point mais puisque le passage souterrain existe? On peut faire plusieurs hypothèses (la question n'a pas été posée), pour récupérer l'espace des voies de jonction et donner plus de surface constructible, éviter des travaux d'entretien qui devenaient peut être nécessaires, d'autant que le gabarit était peut être insuffisant avec la taille actuelle des camions et grands autocars?   Certain qu'avec le passage à deux fois deux voies imaginable en phase 2 de l'aménagement des avenues de Disney (puisque le dossier mentionne phase 1 et qu'il reste de larges emprises) le souterrain serait insuffisant. Mais n'aurait-on pu le conserver , par exemple pour faire circuler le fameux TCSP promis dans l'avenir?? Il est vrai qu'aux questions de transport l'EPA répondait globalement "ce n'est pas notre secteur d'intervention, des organismes spécifiques s'en occupent, nous les avons sollicités": RATP, Syndicat des Transports, Reseau ferré de France.

    Autres motivations de présence des esblygeois, ils n'étaient pas au courant!, et que deviendront leurs lignes de transport? Pour le transport, qu'ils se rassurent dans un premier temps la liaison sur Chessy RER ou TGV va être facilité, et la migration avec un tram ou un bus direct n'est pas pour demain, mais sur ces sujets la ville d'Esbly ne faisant pas partie du SAN, si elle ne s'intéresse pas en réclamant les dossiers, elle est peu consultée, pour ce qui concerne les transports il y a concurrence directe de syndicats limitrophes.

     

    Nous avons appris que la DUP a été signée par Madame la Préfète le lundi 16 septembre.

    La Maire et son adjoint à l'urbanisme se sont engagés à communiquer, voire tenir de telles réunions pour la suite de l'évolution du dossier, en particulier présenter la maquette, présenter les programmations et les plannings. Il conviendra déjà de valider une modification simplifiée du PLU, afin d'établir les règles de constructions car tout ce qui a été débattu n'est qu'un principe, mais on ne nous a pas parlé des promoteurs-constructeurs qui se sont déjà mis en rapport avec l'Epafrance pour ces chantiers. Les silences font-ils partie de l'information?

     à suivre.

     

     

     

  • OIN, OUIN OUIN

    Subir, et être impuissants c'est ce qu'ont montré Martine Dogit, la maire de Coupvray et son adjoint à l'urbanisme Fernand Verdellet lors de la réunion d'information sur la ZAC de COUPVRAY qui s'est tenue mercredi soir dans la salle de la ferme du château.

    Provoquée par la réaction d'un collectif d'habitants riverains constitué par Guillaume Bieth qui découvraient en juin lors de l'enquête publique sur la DUP, que leur village jusqu'ici protégé par son intéret écologique et patrimonial manifeste et les promesses de ses élus, allait être complètement transformé par l'arrivée de milliers de logements, on parle de quadrupler la population. Devant la mobilisation des habitants , (ils étaient environ 300 dans la salle pour une réunion en semaine), la maire n'a pu qu'exprimer que le territoire était inclus dans l'OIN (Opération d'Intérêt National) décidée par l'Etat et le responsable de l'EPA s'est longuement expliqué sur tout ce qui était prévu pour limiter les nuisances.

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