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  • Val d'Europe et Disney ne sont pas en phase

    Quel drôle de partenaire, cette world company avec ses petits artisans locaux, la Sarl Eurodisneyland.

    Si l'extension, surtout l'extension urbaine, est bien dans les projets de Disney, les résultats fiscaux à la baisse, n'encouragent vraiment pas les élus locaux au développement.

    Depuis plusieurs années Disney, sous des prétextes d'écologie, de développement durable, etc... et surtout d'économies, a mené diverses actions tendant toutes à baisser ses charges. Diminutiuon des bases hôtelières par-ci, traitement autonome des eaux sales, puits pour l'arrosage, toutes actions permettant de se soustraire aux charges engendrées par ses exigences lors de l'installation: sur-équipement en canalisations, sur-équipement distribution d'eau potable, sur-équipement en station d'épuration, éclairage des voies et embranchements, qualité des espaces verts publics, et baisse des taxes versées aux communes.

    La variable nuitées d'hôtel n'est guère de sa volonté, la clientèle est aussi sensible à d'autres loisirs et les difficultés financières des ménages européens potentiellemnt visiteurs privilégiés, ne favorise pas les longs séjours. Avec de plus faibles tarifs, des promotions aux franciliens, les évènements festifs du 20eme anniversaire, le nombre d'entrées se maintien, voire augmente légèrement mais pas la rentabilité.

    Donc la seule issue possible est le volet "promotion immobilière", le fruit du gigantesque cadeau inclus dans le pacte fondateur, dit la "Convention 1987", aussi lancer une nouvelle phase de ce marché est un enjeu essentiel pour Disneyland Paris, maintenant refinancé par la maison mère, en prenant le relai du plan de sauvetage de 2005.

    L'inconvénient d'un jeu comme celui de Disney, c'est qu'avec la durée (ouverture en 1992), le joueur finit par dévoiler son jeu, dernièrement la restruturation des filiales qui consiste en une fusion fiscale, est un nouveau moyen de diminuer les impôts. On dira: c'est de bonne guerre, il faut optimiser, tant que le cadre juridique le permet. Mais la contrepartie d'une nouvelle urbanisation, qui produit une plus value sur les terrains gelés depuis 1987, dont Disney peut confier la promotion à des tiers, sans risque, puisque juste "ayant droit", c'est l'accompagnement que doivent fournir les instances locales. Il revient au SAN de financer les équipements: écoles, espaces sportifs, locaux associatifs, aux communes les frais de fonctionnement: personnel, l'entretien, les énergies, le transport. C'est l'objet des négociations en cours avec les partenaires de la Convention, plus le SAN, sous le vocable de Phase IV.

    Etat, Région, Département, qui poussent avec Disney, en visant des retombés en terme d'emploi et de TVA, contre SAN et communes qui ont vu leurs moyens diminuer, et se trouvent bien démunies devant ces charges nouvelles.

    En fait de ville nouvelle, laisser fonctionnaires et entreprises privées, concocter un lieu de vie qu'ils ne fréquentreront jamais, parce que parisiens ou américains, non issus du terroir qu'ils envahissent, donner des leçons de gestion et de fiscalité en se sachant prochainement mutés pour "bons et loyaux services", c'est continuer à utiliser des moyens autocratiques de décisions que seuls les ex-pays dictatoriaux ont encore osé employer au vingtième siècle. Il est vrai que les technologies, les modèles architecturaux, les flux de transport adoptés pour le secteur IV de Marne La Vallée, pompeusement dénommé Val d'Europe, ont accouché de la dernière ville du 20 ème siècle plutôt que première du 21ème.

    Avoir comme modèle les façades haussmanniennes, les références à Belgrand et Baltard, n'ont que leur continuité avec un étalement de pavillons, à d'autres les objectifs de préservation des espaces verts, éloigner encore l'agriculture de proximité, et projeter des constructions "qualité environnementale" pour les subventions, exposées face au nord, sur un plateau à tous vents, est une aberration que seuls des grands ingénieurs, par ailleurs hauts fonctionnaires économistes sont en mesure d'ignorer. Le seul appel (en soulignant l'accord des collectivités locales!) est un appel  de fonds à des investisseurs, forcément venus de l'étranger, puisque les politiques fiscales françaises sont désormais spoliatrices pour les résidents.

    Mais rien ne filtre de ces "négociations", les journalistes sont bien tenus à l'écart, c'est le principe anti-démocratique d'un PPP, qui est capable de s'opposer à un PIG? qui est capable de s'opposer à un SDRIF? qui peut s'ingérer dans un PPP comme la convention Disney Etat?

     

  • Le prix des tablettes

    Bien entendu, vous allez croire qu'une fois de plus, l'importation des produits électroniques de la RDC (République Démocratique de Chine) est le sujet de ma rubrique.

    Non, je voulais vous parler de la grande distribution et de sa falsification des prix. Plus particulièrement du prix du chocolat, donc de la tablette de chocolat.

    C'est sûrement un noble effort de la part de l'enseigne Carrefour, afin de participer à la lutte contre l'obésité ou la malnutrition,  de distribuer sous sa marque, des tablettes comportant moins de graisses, moins de sucre, par une astuce toute simple: diminuer l'épaisseur des carrés réunis en tablette.

    Surpris de passer de la fin d'un carré d'une tablette "éthique à table" au premier carré d'une nouvelle tablette étiquetée "Carrefour" en la trouvant plus mince, j'ai eu la curiosité de comparer et constater l'écriture ... au dos, du poids de ladite tablette de 80 grammes. Mêmes dimensions, même épaisseur de l'emballage, juste 20 grammes de moins.

    Un grand pas est franchi, après le passage des 200 grammes aux 100 gr, nous avons atteint les 20% de moins soit 80 grammes. Il me reste à reprendre la comparaison des prix, je serais bien étonné de retrouver 20% de baisse.  On me dit toujours compare les prix au kilo, c'est vraiment facile pour 100g, et le goût on le compare comment, les ingrédients? donc adieu la tablette brigande, et retour aux marques et des comparaisons plus simples.

    Mais cet exemple devrait peut-être se poursuivre avec les autres conditionnements des produits de cette enseigne, et un petit tour comparatif des enseignes du coin, des fois qu'il y ait "entente". 

    Quelle triste journée, de découvrir une tromperie, alors que j'aime accompagner mon café d'un simple carré de chocolat noir à 80%, mais d'épaisseur "habituelle", ma dose est un carré pas plus, pas moins.

    En mars 2011, il y avait une explication sur la hausse des prix, actuellement on n'en parle pas, et en consultant l'ICE (marché international en gros à New York) on trouve en prix de gros en mars en $ à la tonne  la production:

    2006 1450,  2007:1559, 2008:2057, 2009:2101, 2010:xxx, 2011:3081, 2012:3215, prev 2013:2142

    et decembre 2010: 3068, 2011:3152, prev 2012: 1974, prev 2013:2197 

    donc une hausse mais pas de 20%   

    Sur le site "commande en ligne de Carrefour" on ne trouve pas les produits que nous avons acheté, toutes des tablettes de 100g,

    en "ethiquable" Perou 70%   (Fairtrade et AB)        introuvable

    mais un Pérou "ethique" AB  Alter éco à 85% tablette de 100 G à 2,61 soit 26,10 € /kg  !!

    Pas de "Sélection Carrefour" Equateur 60% NOIR (pas éthique, pas BIO) et 80G

    mais en "Côte d'or" 70% noir intense à 1,68€ les 100g soit 16,80 le Kg (le calcul était trop simple)

    ou Carrefour noir intense extra-fin 1,90€ par 3 tablettes de 100g soit  6,33 le Kg. mais composition suspecte minimum 60% cacao ? et matière grasse lactique anhydre ???