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Le temps des arsouilles

Les soubresauts, les algarades arrivent tant bien que mal à nos oreilles.

C'est ainsi que les mots s'échangent, aussi nocifs pour les uns et les autres, la machine politique grippée par une succession  de mécomptes: les grèves, les attentats, les gilets jaunes, les manifestations des  retraites, les black-blocs puis finalement le Covid19, puis surtout les confinements  qui favorisent les jeux politiques en sourdine.

Les élections de mars, perturbées, mal organisées profitent aux malins qui s'infiltrent, et l'abstention semble avoir démontré l'éloignement des populations du débat démocratique, ceci promet des lendemains douloureux.

Appelé à témoigner dans des pétitions "en ligne" quand on s’est inscrit sur quelque plateforme "sociale",  badaud attiré par les titres de journaux de "faits divers" ne serait-ce que sur les étals de la presse locale. Nous avons pu lire  la déclaration du président du l’agglomération de Val d'Europe, qui bien que faisant la sourde oreille en tant que maire de Serris aux plaintes de ses administrés dans "Stop-BNB", tacle son confrère Christian Robache de Montévrain, lui-même vice-président du Marne-et-Gondoire l'intercommunalité sœur et concurrente dans la main des Epa (Marne et France). ***

 

L’État par nature jacobin, tout puissant, sait depuis longtemps jouer sur les concurrences entre élus aux attaches partisanes diverses et ambitions souvent haineuses. Un constat: les tendances changent, les élus passent mais les consignes persistent les fonctionnaires zélés suivent inexorablement un fil rouge tendu depuis belle lurette.  Au final c'est bien l'expression des populations qui est bridée, la démocratie bafouée,   la libre détermination  parfaitement dévoyée.  Les citoyens devraient en prendre conscience, mais dans la vie courante les priorités sont autrement plus terre à terre, le réveil s'il sonne un jour, sera plutôt du son du canon. 

 

S'en suit une réplique vidéo, du maire de Montévrain, comme nous la raconte béatement la journaliste de "la Marne" sans faire l'analyse du fond du débat. Car sur le dos des habitants c'est toute la stratégie de conflit et d'enjeux politique qui se cache derrières ces chamailleries. Ressortent les vielles querelles de la droite, du centre-droit, de la bousculade de 2017 avec les déplacements provoqués par la propulsion macronienne. 

Les blocs explosés de la gauche migrée prenant le train en marche, quelque droites sautant sur le marche pied dans le wagon Agir, et les UDI grenouillant dans les interstices des ruptures, se glissant sous les fumerolles pour finalement après le département, former un leadership pour placer dans un amalgame improbable une majorité droite/centre-droit/centre gauche.

Appelant la couverture par la Région (LR), tirant la couverture "En Marche" mais surtout respectant les amours-propres (si j'ose dire) des 3emes larrons indépendantistes fédérés dans UDI.

L'union fait la force c'est bien connu en rassemblant les morceaux cassés. 

 

C'est le décryptage que nous apportons dans cette lecture d'une double page, destinée aux lecteurs pris pour des spectateurs de Guignol, alors que leurs luttes contre les conséquences de ces politiques: les projets déments, cette tour, mais aussi l'urbanisation du quartier du canal à Coupvray et certainement des avancées sur d'autres secteurs autour d'un Val d'Europe mis à la curée, sont autrement graves pour le cadre de vie des citoyens qui y vivent. 

 

On constate, la même ignorance des habitants; dess dossiers mal exposés, non discutés en amont, surtout une sorte d'autocratie, ce qui est comique, ce sont les coups de bâton d'un Gnafron  sur un drôle de Gendarme, qui se comporte de la même façon dans des enquêtes où les commissaires enquêteurs soigneusement choisis et "soignés" par les maitres d'ouvrages (Mairies, Epa, intercommunalités, ...)  n'ont comme objectif que de plaire afin d'être encore désignés par ces temps de lois d’accélération et de subordination aux ordres autocrates multipliés. Enquêtes abandonnées par les citoyens devant leurs successions et leur permanente ignorance des avis "naïvement" exprimés.

Comme figurait à l'arrière de la vidéo de Christian Robache la couverture d'une nouvelle biographie de De Gaulle, dont 2020 est la commémoration des 50 ans de son décès, je ne peux que terminer sur cet extrait d'un documentaire passé dimanche au sujet des ces hommes politiques. 

 

*** l'état par son "Établissement Public"  administre comme un "promoteur" un territoire (les villes nouvelles) ici Epamarne pour Marne la vallée. L'arrivée du projet d'accueil Disney faut accompagné d'une sous administration Epafrance spécifique aux 5 communes concernée à cause des conditions spécifiques du contrat, mais ce sont les même fonctionnaires et la même direction, les même moyens qui sont utilisés.

Les Intercommunalités sont des groupements de communes pour la mise en commun de certaines gestions de droits ou de biens communs (on parle d'exercices de compétences librement ou obligatoirement partagées en substitution ou transfert). Collectivités locales, elles sont organisées comme des communes (CGCT) sous la direction d'une présidence et d'un bureau de vices-président, en tradition et principe de représentation équilibré une vice-présidence est accordée à chaque commune généralement par son maire.  C'est pourquoi le Val d'Europe est présidé par le maire de Serris , que le maire de Coupvray est 1er vice-président, ...

Par tradition aussi, même obligation pour l’État, la "présidence" d'un Epa est confiée à un maire du secteur couvert, le maire de Coupvray pour Val d’Europe, le maire de Bussy-Saint-Georges pour Marne-et-Gondoire après les élections de 2020. Le promoteur d’État préfèrent généralement comme président le plus "constructeur" des maires, avec le plus d'appétence, avec lequel le dialogue et les négociations seront plus intenses.

 

 

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