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La fonte du Rock

Le plus grand festival de musique de l'est parisien à fait long feu. La canicule aurait presque eu bon dos et comme à Nantes on aurait pu craindre les manifestations des riverains importunés par du son, ou des circulations perturbatrices pendant un Week-end de trois jours. 

Nous nous étions déjà étonné en novembre de la constatation d'une subvention de 600 000€ accordée par les élus du Val d'Europe. Mais la publication si tardive du compte-rendu du Conseil du 16 mai la complète:

annoncecr cc 16 mai.JPG

Si nous avions mieux suivi le montage (si on nous l'avait mieux expliqué) on aurait pu (et les élus auraient du les demander) éviter les dépenses et la honte de l'échec.

Nous renvoyons aux articles de divers quotidiens, aux explications des organisateurs, aux récriminations des interviewés (liste résumée dans "noté pour vous").

Alors que les festivals de Montereau ou de Meaux, et bien d'autres se réduisent voire disparaissent. Qu'après les défilés de "Gilets Jaunes" ou autres pour le climat, les urgences, …  mobilisent depuis des mois les forces de l'ordre, qu'existent des restrictions de sécurité pour la chaleur, l'incendie, les attentats, la sécurité autour des plans d'eau ..., organiser dans le parc du Bicheret à Chessy une manifestation de telle ampleur relève d'un délire de rêveurs irresponsables. 

On apprend finalement que c'est à une association 1901, que les élus du VEA ont confié ce prodige de performance, dans un délai de quelques mois, alors que penser de la réponse du président au journaliste du Parisien en évoquant la possibilité de confier le dossier à des avocats?

Oui il faudra surement des avocats pour défendre l'EPCI dans sa responsabilité sur le choix de l'organisateur, sur le projet, sur le financement. Il faudra remonter les responsabilités devant la cour régionale des comptes, car il serait surprenant que les artistes et les divers prestataires et sous-traitants ne demanderont réparation et paiement de leurs factures.  

Déjà la scène flottante qui était tombée à l'eau une semaine avant le premier concert qui devait s'y tenir, le niveau trop faible de vente de billets (sans parler des billets offerts et des tarifs réduits comme annoncé dans le conseil du 16 mai!) étaient de mauvais présages, la demande financière complémentaire du début du mois a-t-elle été validée? 

La canicule de cette semaine aurait été un point supplémentaire pour l'annulation.

L'image qui illustre cet article, est la photo des pages centrales du magazine de l'agglomération qui a été distribué dans les quelques jours précédents l'annulation. Le coût de ces divers "publicités" s'ajoute aux subventions.

 

Lien permanent Catégories : Musique, Politique Locale 5 commentaires

Commentaires

  • Voila un bel avertissement aux bétonneurs et ports fluviaux de tout poil qui pensent revenir à la monarchie.
    Mais maintenant braves gens il va falloir payer la note du rock and flop, alors
    "à vos porte monnaie"

  • Oui Alain, vous dites juste, la note on la paye déjà par les subventions, il y aura à rechercher qui sont les protagonistes qui ont monté une association 1901 en 2018 pour l'occasion, mais lui ont donné un étrange objet: gestion de port et night-clubs, est-ce pour déjà se positionner sur l'opération "port de plaisance" derrière l'école de Coupvray? Le bassin du Bicheret et la scène flottante étant une démonstration de leur maitrise de la navigation en eaux troubles. Car en matière de garanties financières une association 1901 c'est très léger, mais on est ici dans le spectacle comme les élus du VEA dopés à l'influence des "imaginieurs" de leur sponsor magique, ont pris l'habitude d'invoquer en claquant des doigts (et nos sous).

  • Il doit bien exister un président à cette nouvelle association qui selon la loi de 1901 est le responsable pénal des dysfonctionnements de son association. A vous lire l'objet est très large depuis l'organisation de spectacles à la gestion de port de plaisance..... Il faudrait savoir qui va payer, rembourser les artistes, les fournisseurs ? Nous, habitants ne voulons pas être les vaches à lait, les cautionneurs de ces irresponsables immatures. Pour tous c'est pareil, une fois élus et pour toute la durée du mandat, ils se prennent pour les rois de la création, despotes, investis d'un pouvoir absolu. Avec beaucoup de pub pour se faire valoir et aucune pub pour annoncer l'échec

  • Merci pour vos remarques. Par contre la solidité financière d'une association dépend de ses associés et des montants garantis. Pour ce qui concerne une faute éventuelle, il faudra la démontrer ce que semble évoquer le président de VEA, et savoir si l'association sera mise en faillite. Qui réclamera son dû (installateurs, artistes, pertes des commerçants … Les subventions versées le sont probablement à fond perdu. Les frais (pour les radios, journaux, les vendeurs de billets … la com de Vea, celle des communes c'est du fonctionnement "à risque" dont ils sont habitués. http://association1901.fr/droit-association-loi-1901/la-responsabilite-financiere-des-dirigeants-benevoles/

  • Les conseillers des communes, donc les délégués à l'agglomération sont invités par l'association qui a reçu la subvention de plus d'un demi-million d'euros distribuée par ces élus. C'est quoi ces prébendes? Décidemment les élections doivent nous en débarrasser.

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