Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Oeufs pourris

 10h55 23 oct. 2016

A Coupvray les parents d'élèves, les promeneurs du dimanche, les cyclistes, mêmes les plaisanciers ou les pilotes de péniches connaissent le pont qu'on sent venir de loin. A pied on bouche le nez et on se dépêche. Pour les riverains il faut régulièrement fermer les fenêtres, une certaine odeur d'œufs pourris se fait remarquer.

La cause: le poste de refoulement du circuit eaux usées pour franchir le canal. Situé en contrebas du talus de la route, au nord du canal derrière les raccordements téléphone et fibre optiques d'Orange.

 

 

pollution, odeurs, PR

La nature des nuisances date de la conception du réseau d'assainissement au milieu des années 70, et due à la conception erronée de l'ouvrage initial de la SADE (dont les factures ont mis les finances de la commune à plat et justifié la mise sous tutelle et le remplacement du maire de l'époque).

Des dégâts réguliers sont gérés au coup par coup, sans une reprise complète du concept et donc toujours en attente de la prochaine dégradation, en attendant persiste l'émanation régulière d'odeurs de décomposition dans la tuyauterie.

Comment ca marche? Le réseau récupère dans une cuve les effluents des habitations du nord du canal pour les faire traverser par une conduite au flanc du pont. Une pompe, est immergée dans cette cuve et refoule les matières pour les envoyer au sud, où se trouvait la station, remplacée depuis quelques années par la chaine de remontée des eaux sales jusque sur le réseau du plateau. Ce réseau descend ensuite jusqu'à  Saint-Thibault des Vignes où se situe la station de traitement gérée par Véolia eau, et financée par le syndicat intercommunal (SIAM).fibre optique, cable, telephone

928592902.jpgLa création de l'assainissement dans des années dites de "précurseur" en 1975 pour un petit village sans grands moyens comme Coupvray à l'époque était une prouesse et la mise en place d'une semi-inter-communauté avec Lesches justifiée pour obtenir quelques subventions nécessaires au bouclage d'un budget qui s'est avéré insuffisant, avec un endettement colossal finalement intégré au SAN avec sa reprise de la compétence eaux à l'aube des années 2000 et le constat d'insuffisance qualitative avec la nécessaire remise aux normes nouvelles.

La branche "nord" de l'assainissement récupère les eaux du quartier (bout de la route de Lesches, la rue des marais, ...) la rue du pont de try et ses ramifications qui sont de taille: les Molveaux, les abords de Lesches la rue des ânes jusqu'aux Rouillardes. Ces parties du village en amont représentent environ la moitié des habitations du Coupvray de 2010, et l'écoulement dans ces zones pentues est assez rapide pour ne pas laisser le temps à une décomposition trop rapide. Par contre la branche route de Lesches est complétée par une conduite ramenant les effluents de Lesches, ceux -ci sont "poussés" par un poste depuis le village de Lesches dans une conduite gravitaire depuis le pont de chemin de fer, c'est cet apport qui stagne dans cette conduite et qui dégage le H2S et fait ses dégâts. Ce phénomène est déclaré depuis les travaux menés en 1986 lorsque la chaussée s'est effondrée dans le croisement rues de Lesches - Pont de Try  suite à l'écrasement du fibrociment constituant alors le tuyau.

Le remplacement par un matériau "noble" plus résistant à la corrosion fut la réponse, comme le remplacement régulier des pompes qui se dégradent trop vite, comme les remplacements de contacteurs, relais et connecteurs cuivres attaqués par les émanations dans le poste de commande situé au-dessus du poste de refoulement dont les gaz acides s'infiltrent par les gaines et rongent les câbles. Ces pannes sont régulièrement constatées, provoquent le rejet des matières par le trop plein dans le canal, jusqu'au temps de la réparation par les agents de la SAUR qui est délégataire du gestionnaire Val d'Europe Agglo.

Les années passent, les frais s'empilent et les odeurs restent. Quelques recherches de solutions, mais qui se soucie vraiment de quelques habitants dans un quartier sans grand projet d'urbanisation future, sans grand enjeu en terme de lotissements, de marché immobilier porteur? Quoi donc pour justifier le financement d'une vraie correction de cette malformation du passé? Même un palliatif? une parade à un phénomène ultra connu des professionnels comme décrit sur le site d'un promoteur de solution. Un élu, un seul peut-il demander dans un premier temps ne serait-ce que le chiffrage, sinon une explication des services de l'interco et un planning de prise en charge.

Lien permanent Catégories : Politique Locale, Urbanisme 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.