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valdeurope

  • SAN.. Des Portes de la Brie au Val d'Europe

     
    11 Septembre 2012

     

    Une évolution en petits dessous politiques.
    Un SAN

    Le SAN -Syndicat d'Agglomération Nouvelle- est la structure politique locale, choisie en 1987 par les 5 élus locaux, modestes maires généralement cultivateurs devenus interlocuteurs des ministres et des dirigeants de la puissante Disney-World. Conseillés par la Préfecture et le président du Conseil Général du département Paul Séramy, une structure de coopération inter-communale adaptée aux villes nouvelles, puisque telle était l'option de l'Etat dans cette opération, devait être choisie. Le SAN fut retenu, avec une représentativité des communes bien dans le droit fil de ces cuisines très épicées, flatteuses et endormeuses que les élus français apprécient particulièrement. Un règlement, une organisation, dignes des chef-d'oeuvres des meilleurs Ouvriers de France dans leur spécialité. Les schèmas d'inplantation des parcs, des hôtels, des gares, puis fatalement du résidentiel partagé en Villas de luxe et immeubles de logements sociaux, l'accompagnement par les parkings et les inévitables bassins et espaces verts, devaient faire naître par les différences de charges et revenus, tous les espoirs et les mésententes possibles entre les futurs vizirs du promis royaume.

    La frontière était nette, comme partout sur terre, il y a le nord et le sud. C'est bizarre, c'est comme la fable de la cigale et la fourmi, le froid et la chaleur. Au nord, au froid, on travaille, on crée, on s'enrichit et au sud, il fait trop chaud pour travailler, on chante, on se repose, on est pauvre alors on fait la manche et on manifeste. Donc 3 communes du sud d'environ 300 habitants chacune, desservies par les opérations Disney mais destinées à être le siège des futurs habitations, ne devaient pas subir la gestion de la majorité représentée par 2 communes de 1000 et 2000 habitants. De subtiles tranches de représentation donnaient à 3 communes toujours la majorité sur les deux autres à condition qu'un délégué au moins de ces 2 autres communes apporte sa voix. Un foyer spontané de discordes, de trahisons dignes de la constitution de la 3eme République.

     

    1987-2001

    Ce fut la cas en 1987 au premier mandat des délégués désignés par les 5 communes, en donnant à une élue d'oposition municipale de Chessy la présidence du nouvel organisme le Maire se trouvait en conflit au point d'êtrre invalidé dans sa commune et une majorité représentant une minorité d'habitants allait mettre en place les nouvelles institutions et signer les premiers engagements, les premiers contrats.

    Aux élections de 1989, de nouvelles équipes étaient désignées comme conseillers et comme délégués. Chessy redevenait solide et cohérent dans sa représentation, ce fut cette fois à la surprise générale (pour les électeurs et les représentants de Coupvray) la désignation d'un délégué de Coupvray pour la présidence. Le maire de Magny le Hongre, qui annoncait le basculement, le justifiait en annoncant qu'un candidat qui n'aurait pas la charge du cumul entre Mairie de sa commune et Présidence du SAN serait plus efficace, plus indépendant pour l'intercommunalité. Ainsi Charles Boetto rentrait dans l'opposition à la liste municipale qui lui avait permis d'être élu.

    A suivre ...

    2001-2014

    La tournante de Monsieur le président ne pouvait plus faire illusion,il fallut bien pour les élections de 2001 qu'il se confronte ouvertement aux opinions. Il constituait une liste dans sa commune d'habitation Coupvray, concurrente à la liste du maire sortant, dite apolitique et sans en prendre la tête, marquant ainsi son seul intéret pour une délégation au SAN. Malheur, malgré de grosses dépenses en communication, malgré l'aide inappréciable des relations et des supports de communication du SAN, l'équipe sortante était largement élue dès le premier tour. Une recomposition au SAN ouvrait de nouvelles perspectives plus apaisées de gouvernance, un accord majoritaire Magny-Serris-Coupvray apaisait les tensions et permettait au Maire de Magny Jean Paul Balcou, qui en 1989 s'était affirmé opposé au cumul des mandats, prenait la présidence et conservait sa fonction de Maire dans sa commune.