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trahison

  • Plus qu'une paire de couacs

    Un petit examen de la liste des 428 candidats à la vague de soutien à Emmanuel Macron confirme ma remarque sur la troisième voie de recrutement: la non concurrence.

    Les 577 - 428 soit 148 et le siège de Valls ne sont pas (encore) pourvus.

    Donc aux novices, aux ralliés (du PS, du Modem, des Verts) on ajoute les préservés (juppéistes, hésitants, vallsistes, ..) c'est particulièrement le cas dans la circonscription du président de la CA VE Arnaud de Belenet maire de Bailly qui a payé son parrainage à Macron par la destitution de sa vice-présidence au conseil départemental. 

    Mais c'était sans compter sur les erreurs de castings, qui témoignent de manœuvres auxquelles le regard franc et persuasif du leader ne nous avait pas préparé.

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  • Quiproquos

    Quelques jours en province, je ne pouvais pas résister malgré les commentaires à ramasser sur les rayons du supermarché qui s'était reapprovisionné, le best-seller people de la rentrée: "Merci pour ce moment".

    J'avais été surpris par le volte-face de l'éditorialiste de l'Express, qui le jour de la sortie de Match avait fortement critiqué le texte banal sur une vie privée, et ses déclarations du lendemain dans l'émission d'Yves Calvi "C dans l'air", dont il est fréquemment l'invité. D'après les journalistes, Pujadas sur France 2 a même estimé que ses auditeurs pouvaient se passer de l'information, les détails du comportement du président dans sa vie privée, les tranches de vie dans la salle de bain, transmis comme témoignage par une femme dépitée, trompée et jalouse, n'avaient aucun intérêt pour l'édification du caractère et des qualités que l'on attendaient du chef de l'Etat, l'affaire n'en était pas une, seule la presse people, celle des paparazzis et autres rapporteurs de ragots n'était bonne pour se traîner dans la fange. Les ventes annoncées de plus de 100 000 exemplaires du livre en moins d'une heure, ont probablement incité certains comme Christophe Barbier à le lire avant de poursuivre leurs critiques et changer de ton. J'étais tenté de faire mon opinion par moi-même. Ramassé sur un rayon, je l'ai feuilleté, lu quelques passages, facile à lire, bien construit, j'ai finalement décidé de l'emporter. Je ne le regrette pas.

    Ce livre n'a aucun intérêt pour l'adepte de la théorie du complot, je ne pense pas comme certains l'ont suggéré que ce qui est rapporté ici soit inventé, il y a sûrement un coté exagéré du à la sensibilité exacerbée de l'auteur, pourtant l'écriture s'est faite "à froid", les faits marquants bien mis en valeur, et la recherche d'explications habilement construite, des retours arrières dignes d'un polar, avec suffisamment de citations, de dates, de lieux, pour que des spécialistes puissent recouper et assurer la justesse des affirmations, et des jugements.

    En résumé, ne venant pas d'un milieu politique, ni riche ni bourgeois, c'est d'un quiproquo que VT a débouché dans les allées encombrées des journaux et des assemblées. Son grand défaut: sa formation universitaire (réelle), n'est pas passée par sciences po, l'ENA ni l'école de journalisme. C'est une remarque de Mitterrand qui par un grand classique de la drague sur la jeune fille de 23 ans qu'était Valérie dans l'euphorie d'une réunion de fin de campagne victorieuse, "nous nous connaissons je crois", qui l'a fit passer pour une familière de ce grand séducteur, et l'a fit engager comme "journaliste" spécialisée dans les confidences des cénacles de gauche. Personne ne semble s'en être aperçu, pas même elle quand elle le transcrit. Dans ces couples contre nature, où la fortune des uns s'établit par la fréquentation des autres, pas de scoop sans confidences, pas de tribunes sans soirées gaies... Valérie faisait illusion, la journaliste politique, n'était pas vraiment politique, n'était pas vraiment journaliste, elle n'avait pas les codes, pas le savoir du politiquement correct, tout est un quiproquo, même ce livre qui ébranle la structure du pouvoir, ne respecte rien même pas l'image d'un président sur la scène internationale.