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traçabilité

  • Belle journée ce samedi dans le parc du château de Coupvray, ou journée des dupes?

    La traditionnelle distribution de sacs pour la ramasse des déchets verts, s'est transformée en journée champêtre.

    En effet les services techniques se sont mobilisés, et ont regroupé toutes les énergies autour de l'écologie.

    Carnaval d'enfants, stand de Veolia prestataire du SAN Val d'Europe pour la collecte des déchets, stand LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux), stand du SMITOM. Plaine tondue pour le stationnement des véhicules, serre du Château, avec les plants "bio" préparés par les enfants de l'école.

    Mais il y avait un couac, cette distribution de compost, où l'on découvre la coopération de Veolia avec l'entreprise de compostage qui ne s'est jamais mise en conformité avec sa déclaration initiale.

    Il aurait été agréable plutôt que d'exposer l'engin à retourner les andains, de nous montrer les certificats de qualité Afnor du compost produit. Un exemple de cahier de refus ou d'acceptation des produits introduits, puisque à chaque contrôle de la DRIRE dans le passé ces cahiers de suivis étaient absents ou non remplis. Derrière la théorie: le fumier de cheval, les tontes, les coupes de haies, ... et quoi au juste?  

     La population était ravie de quelques pas dans les grandes allées du parc aux premiers rayons de soleil bien que le temps soit un peu froid (en fait c'est une chance, le vent du nord devait entraîner les odeurs vers le parc Disney). Les enfants, acteurs et spectateurs étaient loin de savoir comment fonctionne une plateforme et les explications de l'exploitant trop heureux d'être en bonne compagnie, loin de montrer les défauts d'une transformation en plein air, en surplomb du village, et dont le chantier au sol imperméabilisé, laisse passer l'eau des lixiviats en dépassement lors des pluies, s'écouler dans le rû qui traverse le village sans station de traitement.

    Si aucun élu ne pouvait être présenté comme interlocuteur "écologiste" de la LPO, le directeur des services techniques ne pouvait pas non plus connaître les difficultés et nuisances ressenties dans le passé, les exploitations de bois pollués qui venaient des déchetteries, et transportées par Veolia! Le soupçon qui n'a jamais été levé, c'est l'introduction du bois déchiqueté dans le compost pour absorber les odeurs. Phénomène connu comme par exemple exploité par les WC secs.

    Le déchiquetage à l'air libre de bois, ne laisse t'il pas partir les poussières, les particules de bois, mais aussi de peintures, vernis ... qui traitent ces déchets bois pollués? (que dépose-t-on en bois dans les déchetteries? il suffit de voir arriver les camions sur le chantier). Des andains retournés en plein air, les bactéries, les spores, ne sont ils pas balayés par le vent d'ouest et renvoyés dans la vallée encaissée sur coupvray et esbly? Le vent du nord envoie bien certains jours les particules et les odeurs sur les postes de contrôle de l'entrée du parc de loisirs. 

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    Que le maire, les élus, fassent les ignorants de ces problèmes, préfèrent la collaboration à l'application de la loi, que les services techniques soient utilisés par les prestataires indélicats car intéressés, et que le Smitom ignore la traçabilité jusqu'à la fin de vie des déchets n'est pas seulement une négligence mais une faute. La  vigilance des citoyens est trompée par ses représentants, c'est bien une journée des dupes.

    Nous attendrons impatiemment, les contrôles demandés à la DRIEE par l'association NE77, nous attendrons la prise en charge des réclamations sur la destruction des nids d'hirondelles constatée par le RENARD dans l'entrée des communs, nous attendrons les documents du SMITOM sur la traçabilté des déchets bois pollués, et des contrats de sous-traitance. Nous attendrons aussi les contrats de fourniture de compost aux services techniques de la ville qui semble s'y fournir pour les parterres floraux. 

    Mais si les tontes de Disney, chargées de produits retardateurs de pousse, les coupes de haies de Cyprès traités, les fleurs traitées, les broyures de bois pollués, entrent dans la fabrication du compost celui-ci peut-il raisonnablement servir aux cultures, et à l'extrême à des plantations "bio" réalisées en toute innocence par les enfants et le personnel technique de la commune complètement eux-aussi "dupés".