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sens unique

  • Une PLUI d'enquètes et pétitions

    L'information est discrète, Coupvray se réveillera dans quelques semaines avec une gueule de bois.

    Une concertation sur la modification simplifiée du PLU (plans local d'urbanisme) est discrètement annoncée dans un paragraphe du "petit journal" (voir "la une" sur le site), pas une "lettre du maire" puisque c'est le SAN qui détient la compétence en la matière, qui mène le débat de présentation et concertation avec les habitants. Que comporte cette modification? surtout des adaptations de règles pour permettre la réalisation des ZAC, tout est-il réglé d'ailleurs sur ces ZAC imposées soit disant par l'Etat, puisque leur création est actuellement contestée et en attente de jugement par le tribunal administratif. Mais afin de ne pas perdre de temps l'EPAfrance et le SAN mettent les bouchées doubles pour avancer le dossier.

    De toute façon, promesse ou engagement "inscrits dans le marbre des textes" ne comptent que le temps de faire passer une étape. Souvenons-nous des engagements du PIG de 1987, quels sont ceux qui en retiennent les promesses: conserver aux bourgs du nord (Chessy et Coupvray) leur existence propre non fondus dans l'agglomération du plateau, au sud de la RN34. Il y avait une logique de paysage, d'exposition, et d'historique culturel et patrimonial. Qu'en reste t'il? Qui resortira des archives les enquètes et projets de l'Etat avec la valorisation du bâti ancien, la coupure zone agglomérée "distractive et moderne" et les vieux villages briard de caractère?

    Non, tout est fondu dans un projet revu largement à la hausse, passé d'un objectif de 30 000 habitants à horizon 2017, au 60 000 de la projection 2030 du SAN mais sans intégrer des perspectives de 90 ou 100 000 des cartons de l'EPA, un large étalement entre Lagny et Meaux où le secteur 4 d'ailleurs fondu dans une Méga intercommunalité de Chelles à Pontault-Combault en englobant les villes de Lagny, Thorigny, Bussy-St Georges, Montévrain et le Val Maubuée (Torcy, Collégien ...) et le SAN tente au moins de sauver sa vue actuelle en présenttant le PADD du PLUI à l'enquète publique. La plaquette d'ouverture de cette phase de consultation a tous les aspects d'un message agréable à feuilleter sans rien apprendre ni comprendre, les dossiers techniques les engagements seront plus difficiles à lire dans les bureaux administratifs des mairies, mais si les citoyens restent pensifs devant l'affichage d'enfoncements de portes ouvertes et de déclarations de bonnes intentions qui figurent dans les pages de cette plaquette, nous nous retrouverons dans quelques mois devant des règlements rigides et des surfaces transférées de l'agriculture à l'urbanisation intensive. Car derrières des idées larges et généreuses, se dissimulent des intentions commerciales qui devront respecter des pratiques économiques rigoureuses.

    Alors il est temps de faire un tour de quelques heures, dans les locaux où sont consultables les dossiers, joindre des associations telles que Le Renard, ou Pacte qui font l'étude des documents et préparent des observations voire des contre-propositions, enfin participer à notre avenir.

    Au sujet du décalage entre un projet et les plans dissimulés, l'opération du quartier St Pierre est proche de créer une forte polémique. Présentée en question diverse à la fin du Conseil Municipal d'octobre par le maire de Coupvray, thierry Cerri, une pétition formée par la boulangère de la rue St Denis avait été reçue avec 138 signatures principalement de ses clients qui se plaignent des difficultés d'arrêt, souvent victimes de verbalisations car stationnés sur la portion de rue interdite, ou sur le trottoir, voire dans les virages. La réouverture de ce magasin après environ 4 ans d'absence  avait été surprenante, alors que des emplacements commerciaux étaient censés pouvoir les accueillir avec les emplacements de parking nécessaires à cette activité. Des normes de places "privées" existent pour toute ouverture de commerce, faut-il que les taxes des citoyens soient utilisées spécifiquement pour un seul d'entre eux. La mise en sens unique de la rue St Denis et la rue de Paris n'était absolument pas imposée dans la création d'une voie d'accès en sens unique pour irriguer et desservir les logements créés dans l'opération "Îlôt St Pierre", plus embarassant même, il ne semble pas que les acheteurs des appartements aient été au courant que la circulation descendante de la départementale soit déviées devant chez-eux, il ne semble pas même que le projet ait été présenté à la préfecture pour savoir si gabaris et flux étaient compatibles, le promoteur a t'il inscrit ces informations dans les documents de vente ne serait-ce que par effet sur les vibrations, ou la protection aux bruits?  Mais aussi la boulangère et les quelques riverains des rues St Denis, de Paris, St Pierre, de l'Eglise? ont ils bien réfléchi que si les habitants de Lesches, ou de Coupvray qui en rentrant prennent "le pain du jour" font une descente par la rue de Rohan seront bien en peine de s'arréter "devant" la boulangerie, et donc feront perdre cette clientèle de passage. Et pour tout habitant de Coupvray quelle idée de faire tourner en boucle dans une rue de Rohan où jouent des enfants nombreux invités par une première opération en immeubles et en partie logements sociaux? (Y avez-vous déjà suivi un bus?) C'est en toute connaissance sur la circulation existante à double sens que les occupants du centre village ont acquis leurs habitations, desservies par une départementale donc aussi voie de transit. Leur manisfestation dans une pétition semble bien opportuniste alors qu'économiquement des risques forts pèseraient sur la valeur des logements récemment acquis dans la rue de Rohan.

    La création d'un pôle médical dans la maison des Tamaris, ancienne propriété de l'ancien maire de Coupvray Camille Robert, en donation à la communauté devenant une opération privée, est aussi une promesse d'aggravation. Avec une dizaine de praticiens ce centre ne peut qu'entraîner un apport extérieur fort de clientèle pour avoir quelque chance de succès, un parking de 80 places est d'ailleurs prévu, sa survie après les opérations inévitables dans des ZAC reste un défi pour l'avenir, mais la suite des promotions immobilières ne concerne plus ceux qui en sont les spécialistes.  

     

    Dans ce cas ne serait-il pas nécessaire de consulter l'ensemble des habitants? Est-ce une des modifications que l'on peut retirer des dossiers d'enquète du PLUI ou du PLU? Pour le déplacement d'une départementale ne doit-on pas consulter le Conseil Général qui a par ailleurs institué des règles d'alignement sur ses voies??

     L'association Pacte sensibilise les riverains (et tous les Cupressiens) sur cette éventuelle déviation par deux prospectus et une pétition. Rohan Flyer PACTE.pdf rohan PACTE pdf  rohan Petition pdf