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républicains

  • Obama...tique?

    Concentration brusque, ces quelques derniers jours, et jusqu'à demain pour l"élection présidentielle américaine.

    Si l'on en juge d'après les journaux télévisés, les sites des hebdos et quotidiens papier, tous les reporters, tous les envoyés spéciaux sont mobilisés aux USA. Il y a déjà quelques années que l'élection des présidents américains devenait de plus en plus médiatisée en France. La "plus grande démocratie du monde", et depuis la chute du mur de Berlin, et l'éclatement de L'URSS, la suprématie reconnue du modéle libéral, devenait l'exemple à suivre.

    Le raccourcissement du mandat du président français de 7 à 5 ans, la simultanéïté des élections présidentielle et législative, faisaient partie du mythe de rapprochement "constitutionnel".

    Les médias voudraient ils nous imposer l'intégralité du modèle? Le président américain est il le président de la planète? C'est ce que l'on commence à croire, tant la presse s'en fait l'écho.

    Mais dans les faits: les sommes colossales employées à convaincre les électeurs, les stars, l'implication des grands patrons dans un camp ou l'autre, ne sont ils pas aussi la démonstration des pires défauts de la démocratie: le gouvernement par le peuple, transformé par le choix de ce qui plait au plus grand nombre, sur les critères les plus raccoleurs.   A Athènes déjà, cette tendance était dénoncée, dans les constitutions des nations européennes des variantes ont été instituées, les socialistes se sont toujours opposés pour ce principe au suffrage direct sauf à en profiter, et restent ferme contre le référendum.

    Les sondages des Français sur les pronostics donnent des chiffres extravagants, fidèles à leur ancêtres idéalistes, initiateurs de la Révolution, ils choisiraient le prof de droit contre l'économiste, pour la nation qui doit son leadership à son hégémonie sur l'économie mondiale.

    La couverture médiatique, qui devrait mercredi trouver son apogée, finira t'elle par convaincre les Français?

    Les reportages sur les résultats d'il y a 4 ans, avec le succès du "candidat noir" nous montrent un enthousiasme général des blaks dans le monde, nous savons que la non intégration des diverses minorités immigrées (devenues loin d'être minoritaires dans certains états) le communautarisme tant racial que religieux, n'est il pas face au succès ou à l'échec du "de l'ascenceur social" du rêve américain, le pire des exemples à suivre, le moteur et la justification des divisions dans nos quartiers?

    Quand on nous montre la carte des états de "droite" (républicains) et de "gauche" (démocrates) pour détacher les incertains, on sait déjà que le congrès sera franchement contre un Obama s'il est élu, et que son second mandat sera encore moins capable d'application de ses propositions.

    Du résultat de ces élections, quelle que soit notre affection pour les idées de l'un ou l'autre, les retombées seront d'importance pour les politiques de tous les pays du monde. Si un changement devait se faire, d'ici janvier un "vide de pouvoir" pourrait exacerber les affrontements économiqes et stratégiques mondiaux.

     Pour la Méthode Coué voir ici.

    Mercredi 5h30 à Paris l'information de la victoire assez nette de BO.

     Le discours d'Obama transcrit sur l'express.fr:

    "Cette nation avance grâce à vous", lance Obama en ouvrant son discours. "Nous sommes une famille américaine et nous progressons ou nous chutons tous ensemble, comme une seule et même nation".

    "Le meilleur reste à venir pour les Etats-Unis", promet Obama dans son discours de victoire.

    "Je ne serais pas l'homme que je suis aujourd'hui, sans la femme qui m'a épousé", ajoute Obama. Encore une fois la corde sensible... Il estime d'ailleurs que le pays est, comme lui, tombé amoureux de Michelle. Un petit clin d'oeil à ses filles aussi. Et un message personnel: "Un chien, ça suffit peut-être!"

    "Certains parmi vous sont à mes côtés depuis le début. Merci d'y avoir toujours cru. Je vous serai toujours reconnaissant." La politique peut paraître bien petite parfois. Elle peut ressembler à une lutte d'egos. Mais si vous rencontrez les gens. Si vous écoutez leur voix...", poursuit Obama en évoquant des cas particuliers. "C'est pour ça qu'on fait ça. C'est ce que la politique peut être. C'est pourquoi la politique compte. Ce n'est pas petit ou vain, c'est important."

    "Nous avons tous nos opinions. Mais malgré nos différences, nous voulons tous un meilleur avenir pour les Etats-Unis. Nous ne voulons pas que nos enfants vivent dans un pays assommé par la dette. Nous voulons un pays en sécurité, une Amérique tolérante, ouverte... Nous devons aller de l'avant."

    "Notre économie se remet, nous finissons nos guerres, la campagne est terminée. Vous avez fait de moi un meilleur président. Je retourne à la Maison-Blanche, inspiré par vous."

    Obama veut désormais travailler avec les représentants de deux partis, "dans une approche bipartisane" (alors que le Congrès a souvent bloqué ses politiques ces dernières années).

     "L'amour, la compassion, le devoir et le patriotisme, voilà ce qui rend l'Amérique grande."

    "Malgré toutes les frustations de Washington, je n'ai jamais eu autant d'espoir pour les Etats-Unis", lance un Obama inspiré... mais à la voix cassée.

     "Je crois que nous pouvons construire sur les progrès déjà accomplis. Et vivre cet avenir ensemble."