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lobbies

  • Principe de précaution

    Autant en politique qu'en domaine scientifique, le progrès se confronte à la prise de risque.

    Donc rester prudent et stable, expérimenter jusqu'à un niveau de sécurité tel que rien ne démarrera du changement, c'est le principe de précaution. Il est mis en exergue dans le domaine scientifique: les OGM, le gaz de schiste, en sont les sujets d'actualité. La France avait déclaré face au premier choc pétrolier de 1973, faute de pétrôle avoir des idées, les successeurs de Curie, les économistes d'état de l'EDF, les politiques progressistes de droite, s'étaient lancés à fond dans le nucléaire qui a permis une certaine "résistance" à la France. C'est en terme de santé que les précautions ont manquées et dans un domaine plutôt privé: l'amiante, le Médiator, le sang contaminé, les prothèses PIP ... qui ont nourri la parole des écologistes et la prudence politique, en imposant l'instauration du principe de précaution en toute chose: urbanisme, territoire littoral, sans nous éviter les catastrophes naturelles.  Devant la crise de développement actuelle , la tentative est grande de surpasser notre crainte et succomber aux tentations des tenants de progression de la croissance: utiliser des terrains pour construire davantage, des impôts ou de la dette pour le financement de nouvelles infrastructures "écologiques", franchir les lignes prudentielles pour de meilleurs rendements. En politique imposer des choix dogmatiques sans les présenter individuellement aux choix des populations: réduire le débat parlementaire, diriger par décrets ou ordonnances, menacer de sanctions les élus en résistance. C'est en temps de guerre qu'un régime demande les pleins pouvoirs, mais encore faut-il que les dirigeants soient crédibles, que la nation leur apporte sa confiance, aucun sondage ne semblent dans ce sens, qu'en serait-il d'un référendum? Il n'y a pas un politique actuellement capable d'en prendre le pari.

    Mais toutes ces informations transmises par les journalistes, toutes ces alertes et ces éditoriaux qui nous inquiètent sont-ils fiables, sans déformation intentionnelle? Ne doit-on pas appliquer là aussi un principe de précaution, lire, critiquer, confronter et ne plus avoir de doute? Ce ne sont pas les divers polémiques sur l'intérêt d'agir des uns ou des autres qui nous rassurent. En dernier lieu si l'on prend les OGM,  la contestation des lobbies au niveau de la commission européenne, ne fait que relancer un débat antérieur entre Corinne Lepage et la Conseillère scientifique en chef, nous serions là en flagrante reconnaissance d'influence. Mais comment être expert dans une matière sans y avoir exercé, ou être en phase avec le milieu que l'on explicite? Dans les réseaux internet, ne sont-ce les pires hacquers qui sauront le mieux protéger les systèmes? Et pour monter un système anti-crise-financière ne faut-il faire appel aux meilleurs des chargés de clientèle dans les meilleures banques?