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enquète oublique biaisée

  • Faire ses commissions.

    Abonné aux infos du Parisien, je m'attendais à partir de samedi à une reprise par tous les médias, de l'information sur la démission au ministère de la santé. Ce mercredi je suis encore surpris de la faible diffusion, pas vu dans les journaux télévisés France2, France3, pas de débat sur Arte dans 28 minutes, pas d'invitation dans C'est à vous pourtant avec Roselyne Bachelot ancienne ministre de la santé comme invitée le lundi 22, et peu d'articles dans les journaux, même pas sur le site BFM, ni Huffingtonpost. Il faut parcourir des sites de contestation, de citoyens blogueurs pour reproduire ce sujet. Un dossier serait remis à L'IGAS par le démissionnaire d'une commission dont le public ne connaissait même pas l'existence. Faudra-t-il attendre jeudi la sortie des hebdos pour avoir des analyses et des discussions, le phénomène fera-t-il l'objet d'un sujet dans Médias Le Mag de dimanche midi-trente sur France5?

    Pourtant ce que Thomas Dietrich, ce haut fonctionnaire dénonce en donnant sa démission nous concerne au plus haut point, puisqu'il concerne ce dont les Français se plaignent en permanence: l'éloignement de son implication dans les prises de décisions: l'orientation des choix pour des raisons qui échappent. En fait un manque de respect démocratique. Il s'agit ici que du fonctionnement d'une commission (encore une feuille insérée dans le mille feuille), dont le démissionnaire expose que les compte rendus dont il était chargé devaient être orientés pour satisfaire les décisions politiques qu'on prétendait en déduire. S'agissant de réflexions sur la santé en particulier des études sur la fin de vie, ou sur la vaccination, on devrait relire les discours prononcés par les politiques, et les articles des journalistes lors de leur production il y a quelques mois. 

    Sur la Conférence Nationale de Santé, le compte Facebook. Et enfin pour la remontée aux sources de l'info, le site des Chirurgiens de France, avec le texte du rapport de Thomas Dietrich.

    Cette dénonciation de parodie de démocratie, par l'organisation de commissions ou conférences, dont les membres sont soigneusement désignés, les budgets et encadrements administratifs habilement coordonnés, donne une idée précise de ce qui ne fonctionne pas dans notre République. Ainsi s'expliquent les fausses bonnes idées issues de rapports téléguidés préparés par des administrations aux ordres, , des décisions d'élus motivés et dirigés lors de réunions non objectives, des enquètes publiques où l'issue est scéllée d'avance, les dernières subies sur notre secteur: sur le TCSP Esbly-Montévrain, sur le PLUI du Val d'Europe, sur les regroupements de communes dans les Intercommunalités, etc.  

    La lecture du rapport est assez agréable, il y a le style d'un écrivain, qui le rend lisible dans un contexte administratif délicat. Sa lecture est donc utile, dans le cadre des enquêtes publiques et les références au CNDP sont bienvenues.

    Sa conclusion: "Peut-être que ce que j’écris là n’est qu’un doux rêve, peut-être que l’exercice du pouvoir ne sera jamais que rapports de forces, horizontalité et poudre jetée aux yeux, mais tant pis : cela vaut quand même la peine d’y croire."

     

    On remarquera aussi, sur le site de l'UDCF, est diffusée une lettre de rappel de réglementation des fonctionnaires adressé à l'auteur du rapport, j'ai noté à sa lecture que la loi en référence date du 13 juillet 1983, veille de cérémonie du jour de liberté, et année d'entrée en "rigueur" du gouvernement Mitterrand! tout un symbole, elle se termine aussi sans formule de politesse.

    Il faut dire aussi qu'avec le voyage présidentiel sur l'île de Futuna, après la démission de Taubira, les divisions des membres du gouvernement sur la loi Valls-El Khomri, la mise en examen de Sarkozy sur le dépassement des frais de campagne, la découverte de dépenses non couvertes dans le budget de l'ancienne région de Ségolène Royal, ... l'actualité d'une atteinte à la démocratie dans l'organisation des consultations des citoyens est peu de choses. J'oubliais le rappel des barres chocolatées.