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cumul

  • Du non cumul à Monsieur Propre

    L'emballement médiatique à la suite du tsunami Cahuzac, n'a plus de limites.

    Faute de réaction suffisamment ferme dès le premier jour, la glissade de la surenchère est embrayée, on a connu récemment cette cascade avec DSK, mais le président "normal" n'était pas encore à la barre.

    Sa méthode "réfléchie" son slogan vertueux "ne pas réagir sur le coup", prendre le temps, négocier, slalomer entre les tendances, user les résistances, ne pas sur-réagir et légiférer à chaud, non, tout celà ne marche pas, le tweet remplace le coursier à vélo, autres temps autres moeurs, la nouvelle génération des citoyens ne veut pas le changement maintenant elle le veut hier et surtout pas demain.

    Mais comment attribuer tout ce chambardement, ces trahisons à Sarkozy? Ah il y a bien sa profession, c'est lui qui a dû donner l'exemple, sus aux avocats. Cahuzac était chirurgien, il exerçait encore, sus aux médecins, qui d'autre dans les membres de l'opposition à l'Assemblée? tiens quelques patrons, quelques proprétaires agricoles, sus aux riches, sus aux patrons, cette fois d'accord on avait promis (probablement une des 61 propositions attrape-mouches) que ce serait la lutte contre le cumul des mandats, comme les membres de la majorité qui tiennent les postes ne veulent plus les quitter, simplifions : ce sera le chasse au cumul tout court.

    Chiche un référendum ? style êtes-vous contre la corruption en politique?

    un piège non? qui osera prôner le NON?

    Plus subtile une loi façon "Monsieur Propre" des publicités époque Coluche, plus blanc, plus vite, miracle!

    Les députés, ne pourront cumuler, non plus seulement un mandat mais un métier.

    Alors tous les élus des fonctionnaires hors cadre? Déjà la démocratie s'accomodait que les fonctionnaires en rupture de mandat électoral retrouve leur place, gardée au chaud, on dit même qu'ils profitent de leur ancienneté. Comme si leur "aura" médiatique et leur carnet d'adresse ne leur permettait pas de "pantoufler" dans des entreprises privées ou être nommés à des postes régaliens de sociétés ou organismes d'état par leurs collègues élus. Ce qui explique largement la place majoritaire des enseignants et universitaires parmi les élus.

    Confondre la tricherie, le mensonge d'un seul qui n'a pas déclaré honetement ses biens, ni l'exercice de sa profession, et généraliser au "tous pourris" en dénoncant ce que ne cachaient pas les avocats, médecins, agriculteurs, comme moyen nécessaire à l'existence citoyenne, c'est une démagogie qui si elle est crue par les électeurs ou pour le moins par les "panels de sondés" qui font l'opinion,  débouchera sur la victoire du populisme des extrêmes dont on connaît les exploits, le cycle et l'aboutissement: la révolution, les pogroms, l'anarchie, la dictature.  

    Alors pourquoi aussi ne pas aller au bout de la réflexion?  Le cumul n'est t-il pas destructeur à d'autres niveaux que les députés, tous les élus quel que soit leur niveau, à chaque niveau en fait l'enjeu corrupteur est présent.  Peut on exercer un simple enseignement quand on a l'espoir de convaincre par la parole et glâner des voix? Peut on être candidat si l'on plait par son talent d'acteur ou de leader sportif? N'est-ce pas un cumul malsain?  Déjà j'avais remarqué le favoritisme pendant la phase électorale, du fait que selon son engagement dans l'activité nationale selon que l'on soit fonctionnaire ou du secteur privé, que l'on soit libre de son temps comme retraité, membre de profession libérale, ou chercheur universitaire, l'échec et donc la prise de risque de la candidature n'était pas la même. Le retour à une activité après une période de "bénévolat" à la cause publique est de même très inégalitaire, et j'ose affirmer discréminatoire.

    Le débat (mais aurons nous le temps que mérite cette question) engage une réflexion profonde sur la nature du corps des élus, sur les incompatibilités, sur leur responsabilité. On remonte aux fondements de la représentativité et de la délégation de pouvoir, au concept même de la confiance et de crédibilité, depuis l'origine; la compétence, la capacité et  la formation. A ce titre l'égalité n'existe pas, le lettré, le cultivé, le beau, l'expérimenté, le sage donc le vieux sont favorisés, et les professions qu'ils exercent, les emplois qu'ils occupent sont en concordance avec leurs atouts, leur réussite dépendra de leur probité et de leur santé, il ne restera que leur ambition pour les départager mais à ce stade ils ne seront pas nombreux, et si la réussite n'est pas le critère du choix de l'edile, la République aura du souci à se faire.

    Questions:

    Un député européen peut il exercer comme avocat au tribunal administratif?

    Un conseiller régional peut il tenir son poste d'enseignant?

    Un délégué syndical peut-il diriger une organisme social? 

    Un adjoint au maire peut il .... 

    Un conseiller municipal peut il ....