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élection présidentielle

  • D'échéance en échéance.

    En trois jours, que d'annonces et contre annonces officieuses ou officielles. 

    La COP21 avait tout pour cacher ces élections régionales, avatar de la réorganisation de la gouvernance des territoires modèle démocratie de gauche, concoctée afin d'effacer la réforme commencée par la droite sous Nicolas Sarkozy. Les attentats du 13 novembre ont tout bouleversé. Le président a semblé prendre la mesure de l'ampleur de l'attente sécuritaire des Français, dans des actes et discours grandiloquents dont il a la science (rappel de son discours contre son ennemi "la finance"), la convocation du Congrès, les déclarations de rassemblement pour l'état d'urgence et l'unité contre le terrorisme avaient presque convaincu, les sondages marquaient une embellie de satisfaction, ceci à la veille de l'échéance électorale. Dans la foulée des résultats du premier tour, l'annonce même d'une volonté d'union "républicaine" contre le risque extrémiste, enthousiasmait jusqu'aux leaders du centre tentés par une union des braves contre le chômage.

    L'emblématique évocation d'une possible déchéance de nationalité dans le cadre de projet d'amendement de la Constitution, paraissait comme le point nécessitant l'approbation du Congrès. Les propos de la ministre de la justice, rapportés dans une interview à un média en Algérie mardi à la veille de l'annonce du projet en conseil des ministres mercredi remettait tout en question, mais au moins confirmait la logique des représentants de la gauche française dans leur doctrine et leur sectarisme.

    Tout compte fait électoralement et en prévision d'un échec redoutable si la droite refusait l'approbation au Congrès, une majorité des 3/5 étant nécessaire, ce fut l'annonce de la nouvelle volte-face du président qui confiait finalement à Valls et Taubira de maintenir la révision telle qu'elle fut annoncée le 16 novembre à Versailles, pourquoi ne pas tenter un référendum, unité contre la gauche extrême?

    Après les turbulences d'annonces et de leurs suppressions, les discours des uns et des autres deviennent inaudibles, avant qu'un texte soit mis au point pour cet amendement, des unions ou exclusions devraient intervenir car ministres ou anciens ministres se confondent en mélange de genre sur un principe de reconnaissance de citoyens dont la double nationalité ne fait pas l'unanimité, des nuances semblant fluctuer dans la désignation des fautes à sanctionner.  

    Finalement ne revient-on pas sur le fameux débat de l'identité nationale qui fut esquivé, et pour la prochaine échéance, la seule qui soit l'objectif du président: faire aussi bien que son modèle, un deuxième mandat à tout prix.