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Livre

  • Politique et mémoire.

    C'est l'annonce du documentaire sur les bombardements de la seconde guerre mondiale, diffusé sur France 2 lundi qui motive cette note. (je corrige c'est passé sur France 3 cette info pour ceux qui peuvent regarder en rediffusion sur pluzz).

    J'avais visité en Irlande la veuve d'un colonel de l'armée américaine qui avait pris sa retraite dans le pays de ses ancêtres, John Joffre O'Driscoll. Dans la vieille tour, où elle gardait les chiens qui étaient ses derniers seuls compagnons, elle m'a laissé consulter les archives de son mari. Fouiller dans les livres et les gravures qu'il collectionnait. Depuis plusieurs années je possédais des lettres de lui, avant son second mariage avec Liz. Des lettres d'une belle écriture calligraphiée dans un français soigné, des lettres d'amour pour une artiste, l'invitation à le rejoindre dans cette nouvelle acquisition. Ce colonel qui était venu en Angleterre en 1941, était "gunner" de queue puis en 1945 il fut chargé de relations dans l'Otan à Paris. Dans une de ses cartes pour Pâques, il décrit qu'il n'a plus peur de rien, depuis qu'après un décollage le jour de Pâques 1943 son B17 en a percuté  un autre. Qu'il est revenu seul survivant des 20 aviateurs, 2 jours plus tard, trouvé dans la campagne.

    J'avais consulté des livres, vu des films, écrit avec des associations d'anciens aviateurs, afin d'en savoir plus sur lui, la visite en Irlande semblait m'en avoir beaucoup appris. Puis j'ai tout récemment lu la traduction du livre de Donald L. Miller sous le titre "Les maîtres de l'air" (Histoire des jeunes bombardiers qui risquèrent leur vie contre l'Allemagne nazie).  Michel Lafon 2015.

    Comment ne pas faire de parallèle entre la situation actuelle des bombardements en Syrie, en Irak, en Lybie et les motivations des bombardements de 41-45 en Europe? Dans ce livre on nous explique les choix erronés et les conflits de stratégie des dirigeants américain, des états majors, des oppositions entre les fantassins, la marine  et les aviateurs. Les points de vue anglais et américains. Les Anglais bombardaient de nuit, le choix des Américains de jour et plus loin, de plus haut.

    Ces reconstitutions télévisées, l'utilisation des archives, l'analyse des documents et témoignages, avec le recul de 100 ans pour 1914, 70 pour la seconde guerre, permettent de faire connaître à des populations qui ne se souviennent plus ou n'ont pas pu connaître ces évènements. Miller qui a consulté beaucoup de récits, nous apprend que l'intention des dirigeants américains, par ces bombardements massifs, avec des pertes considérables et contestables, était une certaine volonté d'éviter une intervention au sol en souvenir des tranchées de 14. En fait il fallut quand même le débarquement du 6 juin 44. Pourtant à entendre les déclarations récentes de nos politiques, les méthodes actuellement employées dans la lutte contre le jihadisme, ne semblent pas avoir été inspirées par les relations du passé.

    Les techniques et méthodes étaient différentes entre la RAF et l'USAAF, les grosses "forteresse volantes" quadrimoteur américaines étaient sans escortes, la hauteur, leur nombreux mitrailleurs, devaient permettre leur protection. Les bimoteurs mosquito britanniques, escortés par les Spitfires, et dans la nuit sont ceux qui ciblaient les côtes françaises, et font plus particulièrement l'objet du documentaire de ce lundi.

  • Les points sur les i

    Surprenant les infos, il y a des vagues.

    Quelques jours passés, tous les médias nous informaient de l'adoption de nouvelles règles d'orthographe.

    Déjà que dans l'écriture rapide sur mon clavier, il y avait des lettres ou même des mots qui s'échappaient, qu'heureusement le correcteur orthographique m'invitait, parfois avec raison, à corriger, je me posais la question "mais comment vais-je faire?" Comment travailler avec mes petits-enfants?

    Il était suggéré pas les commentateurs que c'était une proposition de l'Académie, afin de simplifier l'apprentissage aux enfants des écoles. Nous sommes ainsi bercés par des feux follets journalistiques qui devraient changer notre vie.

    Ma réaction était de penser que perdu sans plus de règles, sans référence à une évolution de la langue et de notre culture, en se basant sur la facilité, nous risquions bien de nous abaisser encore. Enlever les accents, les traits d'union, etc.  c'était peut-être se faciliter la migration sur l'adoption d'une écriture universelle plus proche de l'anglais. Plus facile à transporter à travers les claviers et déchiffrer par les algorithmes des Google et autres Tweeter, pour leurs statistiques commerciales.

    Ce qui me surprenait le plus c'était la référence à une acceptation de l'Académie Française. L'article du Monde, l'interview du Figaro, me rassurent, remettent les choses en ordre. Ces sont les éditeurs d'ouvrages scolaires qui sont à la manœuvre, une façon comme une autre de relancer l'économie aux frais de l'éducation nationale.

    Ne devrait-on pas là aussi demander notre avis par référendum?

  • Question de valeur

    Parce que je le vaux bien!

    Ainsi défini mon être est si exceptionnel, il n'y a pas de prix assez cher pour me priver d'un plaisir.

    De la valeur "travail", que vaut cette nourriture indispensable à la survie, a la valeur de l'oeuvre convoitée, que de chemin parcouru dans le développement humain. De la ressource rare et dure à produire, à la dette que l'on se revend sur la place de marché en évoluant du réel au virtuel, nous sommes passés au bord de précipices sans idée de leur profondeur.

    C'est dans un livre de quelques 140 pages, que Jean-Joseph Goux, professeur de philosophie à Houston, nous livre son analyse de la crise de 2008, des raisons ou déraisons que les théoriciens de l'économie dont il brosse un portrait et un tableau chronologique des plus édifiant, ont bien voulu nous expliquer.

    Ce petit livre a rejoint ma petite bibliothèque, je vous le recommande si vous voulez un guide dans cette tempête qui n'en finit pas, et parce que les valeurs s'affolent, n'est pas prête de s'éloigner. C'est un éclairage bien utile quand il s'agit de penser à l'avenir.

    140 pages 16€ ça le vaut bien.   (ne figure pas sur les rayons des médiathèques du SAN).

  • Impardonnable défaite

    Il peut paraître surprenant de s'intéresser à notre époque à la situation vécue par nos parents en 1940. Le temps passe, il permet le recul et surtout les recoupements des témoignages et documents sortis et enfin analysés par les historiens 70 ans après les faits. L'avalanche de nouvelles sur la guerre de 14 fait un peu oublier que certains considèrent que 1940 n'était que la suite d'une même confrontation, que les conditions de la paix de 1918 n'ont pas permis un équilibre en Europe. La naissance d'un ennemi nouveau introduit avec les soviets en Russie. Les faiblesses des démocraties et de leurs représentants avec les luttes partisanes permanentes, les souvenirs des atrocités de la Grande Guerre, toutes raisons afin d'être timoré, la sortie de la crise de la guerre enchaînée avec la crise économique mondiale (1929) les espérances de vie meilleure avec moins de travail, le partage des richesses, des loisirs pour tous. Il était tentant de lire une synthèse d'historien sur cette période, et cette thèse de guerre permanente, de déchéance et de lassitude méritait bien une attention. Je ne le regrette pas. Une présentation avait été faite sur la chaîne Histoire, historiquement-show disponible en ligne. Ce livre de 2010 rejoint ma liste. (Il n'est pas dans les médiathèques du Val d'Europe.)

     

    Le contexte de 14 n'a pas changé, les antagonismes des radicaux anti-cléricaux, les séquelles de l'affaire Dreyfus, ne sont pas oubliées dans l'entre deux guerres, se sont ajoutés les remords des vainqueurs devant les pertes, les erreurs de tactiques. Finalement une victoire peut-être pas vraiment méritée par les états-majors pourtant auréolés. Entre fascisme et communisme les gouvernants politiques et les militaires avaient leurs convictions, la France était multiple, c'est ce qui est décrit d'une façon très abordable et plaisante à lire, accompagné d'une bibliographie impressionnante. Deux regrets : le manque d'illustrations qui sont pourtant commentées dans le texte: dessins, affiches, tableaux auraient été appréciés, et comme souvent une table des noms cités, car les responsables sont nombreux dans ce désastre.

    Mais comme de nos jours, les citoyens ont aussi fait leurs choix.

    Défaitisme, idéalisme pacifiste, parti pris,  obscurentisme militant, et molesse des représentants politiques étaient probablement à l'image de la Nation.

    Il est aussi permis d'estimer que les élus se doivent à leur électeurs, qu'ils doivent lutter avec détermination, passer le temps qu'il faut et mettre tous leurs moyens et leurs qualités pour combattre avec acharnement dans le sens qu'ils ont présenté à leurs concitoyens au moment où ils sollicitaient leurs suffrages. Ce n'est pas dans des réunions de conseils des ministres pour l'Etat ou de bureau municipal pour une commune que l'on peut modifier son projet, il faut alors le soumettre à nouveau, s'expliquer clairement, car on l'a vu à ce niveau si important, la déception est grande et la traîtrise méprisée, même si elle intervient longtemps après. Représenter en démocratie, c'est assumer la lutte, parfois contre des décisions incompréhensibles

    Mais le SAN a accepté sans broncher une baisse des bases de taxation des hôtels, il s'attend encore à subir une optimisation fiscale de Disney. Considéré comme intercommunalité riche il verse sa contribution pour une répartition alors qu'il doit s'endeter en permanence avec la seule garantie de ses habitants. Ni le SAN, ni la commune n'ont protesté contre la nouvelle densification du PIG 2010 et ont même devancé l'augmentation de population en envisageant 60 000 habitants dans un projet où l'EPA y voyait bien en mettre 90 000 dans un premier temps. Il est bien temps maintenant de multiplier les "Motions" le pouvoir est tranmis avec la soumission.

  • Dérouler le Tapie rose.

    On ne peut rester aveugle devant le phénomène Tapie, l'affaire Tapie, l'affaire d'Etat.

    La chasse à la richesse, la chasse à la finance, se traduit par la chasse aux financiers, aux riches, et particulièrement à ceux qui les représentent le mieux: ceux qui ont réussi ou tout au moins en font étalage.

     

    Mais ce qui a fait la réussite de certains, c'est justement leur aura médiatique, et Tapie redresseur d'entreprises en difficultés a séduit, les employés appelaient Tapie à la rescousse comme ils appellent actuellement Montebourg, il a fait la gloire du sport marsaillais, il fut même appelé alors par la gauche, Mitterrand lui même pour redorer son blason économique, c'est probablement ce qu'on lui reproche le plus aujourd'hui.

    Si l'attaque est dirigée contre Tapie et un arbitrage soupçonné d'être arrangé, préparé en de nombreuses réunions afin de mettre un terme à des années de procédures incertaines et couteuses, ne peut-on penser que de nombreuses réunions se tiennent actuellement pour ajuster le meilleur montage qui le mettrait en cause. La procédure juridique qui suivra une éventuelle annulation, ne risque t'elle pas de causer un nouveau préjudice? de nouveaux calculs d'intérets de retard qui finalement dépasseraient les sommes accordées dans l'arbitrage. Dans une négociation, où, contre un dédommagement donné, on s'engage à ne plus faire de recours juridique, n'est il pas normal de participer?

    Ce ne sont que des réflexions de spectateur, surpris de toutes ces fuites d'informations de la procédure en cours, sûr qu'une fois encore Tapie vendra bien sa version, on l'a vu se remonter le moral en jouant au théatre plus vrai que dans la vraie vie. Jacques Lang par la bouche de Laurent Gerra dirait sans doute, "quel bel homme".