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Souriez

Quel plaisir bientôt sur le Val d'Europe.
Dans les communes tous les habitants surveillés prendront soin de montrer des visages enthousiastes et souriants.
Les consignes dans ce sens seront rappelées régulièrement (j'ai connu cela en me promenant dans la campagne anglaise, la surprise en chemin forestier de tomber sur un panneau "Rappel ici vous êtes filmés" - en anglais of course et j'ai tout de suite compris avec le logo de petite caméra) (Et non je n'ai pas fait la campagne d'Angleterre c'était juste une visite amicale que je rendais à des paysages des Cotswolds rencontrés en livres/books).

Il n'y a pas de position (opposition) de principe contre ces systèmes de caméras de "protection" de ma part, j'y suis plutôt favorable, mais encore faut-il savoir à quoi elles servent, est-ce de la de la prévention, une dissuasion en menace comme l'arme nucléaire ou une forme de surveillance, voyeurisme qui se vivra comme intrusion dans la vie privée même si cette partie des déplacements se réalise sur le domaine public. Est-ce seulement pour faire comme les autres, sous prétexte que ceux qui ne seront pas équipés -1 seront la cible de rabattement des malfrats, -2 les derniers risquent de ne plus profiter des subventions du ministère de l'intérieur qui en a besoin pour élucider d'éventuelles enquêtes.

Le Maire annonce appliquer ses engagements de campagne, en lançant la commande de  23 caméras et de leur installation prochaine. 

Par contre il ne respecte pas ses engagements de concertation et nouvelle réunion publique (la première - et unique à ma connaissance- après les élections avait pour but de présenter le commissaire de Chessy et les procédures de signalement dans les échanges police locale- police nationale, depuis le commissaire est changé et les propos oubliés). Explication, retour des avis des citoyens que nenni, les élus en petit comité ont décidé pour nous, la commission a tranché même les conseillers minoritaires ne connaissaient pas le nombre, l'emplacement des caméras lors du vote, quant aux coûts à l'organisation en mobilisation et en formation du personnel policier, c'est noyé dans une décision modificative du budget. 

 

S'opposer en 2012 à un projet essentiellement destiné à protéger la zone d'activité où trois entreprises sur sept étaient en lien avec les élus qui présentaient le dossier, c'est un point. Supposer qu'au moment où il est question de mettre en commun les moyens des 5 communes éventuellement en constituant 1 commune nouvelle, il serait peut-être imaginable de concevoir un seul centre de gestion des images, pour une question de coût autant que d'efficacité, c'était visiblement encore trop.

Chaque commune, même si dans la perspective de croissance évoquée par le candidat à la présidence de VEA à 100 000 habitants de l'agglo, parvenait à 20 000 habitants (des ZAC  de 800 logements n'étant sûrement pas suffisantes pour répondre aux vœux du Préfet exprimés lors du PLU en 2014 le temps nous le prouvera rapidement avec l'appétit de L'EPA et de Disney), donc chaque commune même à 20 000 habitants n'est rien par rapport à des villes comme Grenoble, Chambéry ou Nice pour justifier l'indépendance. Mais chaque baronnet veut jouir de son mini pouvoir de police, et ça arrange bien un ministère de l'intérieur qui ainsi fait payer la surveillance du territoire par des moyens municipaux en les subventionnant un peu, sachant que c'est la maintenance et la gestion qui par la suite coûtent un max.

 

Alors, des techniques différentes, des fournisseurs concurrents sont choisis par les communes, certaines les regardent en direct, certains les enregistrent pour les consulter plus tard en cas de besoin, d'autres comme il fut présenté à Coupvray pensent possible de consulter à distance (dans les voitures, au café? dans quelles conditions de garantie de discrétion - confidentialité -la CNIL peut-elle l'accepter?). Certains évolueront dans la surveillance de respect des vitesses, dans la récupération des plaques minéralogiques des véhicules en transit, peut-être en surveillance du stationnement. S'arrêtera-t-on strictement à la voie publique? On nous dit devant l'école, on nous disait à l'entrée des commerces. Peut-être à la vérification des vignettes de pollution et au droit d'accès au périmètre communal ou intercommunal, un péage urbain, d'ailleurs à ce propos ne peut-on s'inquiéter de voir nos routes récupérer les véhicules indésirables ailleurs parce que trop polluants et âgés mais indispensables dans nos campagnes, comment emmener les enfants au cours de guitare, à l'association de théâtre, au match de Volley?

Beaucoup de questions, beaucoup d'interrogations et des réponses attendues, qui seront probablement fournies mais comme toujours plus tard, trop tard pour modifier les solutions, et frustrer ceux qui avaient une opinion qui ne pourront se réfugier que dans la protestation. Avec le nombre, la banalisation des espaces, les nouveaux modes d'habitat, la participation deviendra de plus en plus contestataire et les élus devraient prendre le chemin de gestion davantage participative, moins péremptoire et autoritaire. 

En tout cas faisons bonne figure, nous serons prochainement filmés.

Commentaires

  • L'exemple de la Chine. Nous avions toujours échappé à une mise en relation des fichiers. Sujet de débat dans l'informatisation de la société (rapport Nora) ayant abouti à la CNIL dans les années 70. Mais mur après mur, progrès technique et concurrence "populiste" aidant, la toile se maille et se tisse. La reconnaissance faciale, la dérive "trumpettiste", l'autoritarisme des dirigeants ou des organes régulateurs, aboutissent à cette menace sur la liberté citoyenne. Russie, Chine, Turquie, qui après Pologne, Hongrie, ... : http://www.slate.fr/story/159193/en-chine-les-mauvais-citoyens-ne-pourront-plus-prendre-lavion-ou-le-train

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