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Suspension de séquence

Deuxième jour de Séance d'Assemblée Nationale, et démonstration de la confusion issue d'une séquence improbable de ces élections présidentielle et de ses conséquences.

 

En près de 10h de réunion dans l'hémicycle, les 577 nouveaux élus, surtout les novices d'En Marche, ont assisté aux pires heures de négociations dues à une politique machiavélique insufflée par le président.

Ce jeudi, avec une reprise des désignations de présidents de commissions, nos représentants essaieront de terminer l'établissement des conditions de travail de l'Assemblée, à moins que ...  

Les manœuvres dans l'Assemblée étaient menées par les plus expérimentés: les présidents de groupe, la retransmission des débats n'était pas assurée en direct sur le canal LCP ni Visio-assemblée, seuls quelques temps forts, retransmis par des journalistes sur FB ou Twitter, puis actuellement visibles sur LCP un résumé de la journée en dit long sur les hésitations. Des suspensions de séances, parfois très longues, nous donnent une impression de concertation extérieure (avec le Président de la République?), les UDI surpris pensent même à quitter leur groupe.

Les désignations de cette journée consistaient en la nomination du bureau normalement constitué de 6 vice-présidents représentants des groupes ayant le plus de voix, puis des secrétaires et surtout des trois questeurs. Les présidences de commissions sont également régentées par des règles instituées au fur à mesure des législatures depuis l'inauguration de la 5eme République.

Dans les séquences vidéo reprises sur LCP on observe à l'écoute des chefs de groupe, les regards questionneurs des élus vers leurs dirigeants. C'est bien une entrée en fonction à laquelle le séminaire de préparation n'avait pas dû préparer les novices En Marche. Les interventions de Jean Lassalle(NI), Jean-Luc Mélenchon(FI), André Chassaigne (FdG) ont été loin d'être négligeables pour caractériser l'absurdité de la situation dans laquelle l'empêchement d'une élection avec plus de 50% d'abstention a abouti. Car c'est probablement ce sentiment d'insuffisante représentativité qui plane dans les esprits des parlementaires.

L'éphémère ministre Richard Ferrand en tant que président du groupe REM, a indiqué la volonté de changement de représentation à mi-mandat, encore une habileté héritée de sa longue pratique d'assemblées locales, voire mutualistes, des négociations dans les groupes PS, les contournements des gestions de tous types y compris SCI. Il a proposé ici de remplir provisoirement les fonctions boycottées par le groupe de Christian Jacob. On peut aussi largement supposer que déjà certains élus de la "société civile" furent envahis de doutes, pourtant ils votent encore comme un seul homme (308 voix au questeur), d'ailleurs aucune femme n'a eu la parole. L'échéance de mi-mandat ne correspondrait-elle en fait à une dissolution si Emmanuel Macron, après avoir fait modifier par Congrès ou référendum la Constitution pour réduire le nombre et la désignation  des députés?

Le calme, la stabilité seront ils de retour d'ici la réunion du Congrès lundi à Versailles? Une disruption nouvelle interviendra t-elle au Sénat? Un groupe de sénateurs va t'il émerger déjà par le basculement de souteneurs du nouveau régime, sans attendre les élections de septembre. Des élections ont lieu dans la plupart des communes du Val d'Europe demain vendredi dernier jour du mois, date limite pour désigner les "grands électeurs" puisque le 77 est concerné, entre UDI et LR, tendance Jacob ou tendance Riester, la roue tourne mais ces désignations ne sont pas neutres.  

Les 3 questeurs: Florian Bachelier (REM), Laurianne Rossi (REM) , Thierry Solère (LR-C)

Ajout 29/6 15h: La 1ere séance d'hier en rediffusion.

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