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L'investiture

Depuis "l'investiture" de notre nouveau président, plus proche d'une intronisation qui redore la fonction, la désignation des "animateurs" (si non "cast-members") les plus investis dans le mouvement qu'il a initié, a vu hier soir sa note terminale dans le dépôt de la liste définitive des investitures.

 

Il nous faudra encore attendre lundi, la publication officielle sur le site du ministère de l'intérieur, des candidatures concurrentes dans toutes les circonscriptions.

L'observation de la politique politicienne du couple gouvernemental ne peut se limiter à notre secteur.Le président et son premier ministre, la commission "d'investiture", les conseillers particuliers du président ont œuvré avec la plus grande habileté politicienne, démontrant on ne peut plus qu'Emmanuel Macron a manipulé tout le monde.

 

La conjoncture s'avère particulièrement favorable au grand chambardement et à l'arrivée d'un homme neuf et charismatique.

Les partis, en particulier dans les primaires, se sont ridiculisés en exposant leurs fissures internes. Ceux qui ne s'y sont pas pliés: Macron, Mélenchon, Le Pen avaient le champ libre. Les deux partis qui ont partagé alternativement les rennes du pouvoir, aussi les financements publics, ont usé leurs élus rompus aux négociations et compromissions locales permettant les victoires électorales.  

L'application tant décriée voire contestée du non cumul des mandats, porte le coup de grâce à la popularité des barons cumulards. Les notions d'expérience et de familiarité, font place à l'expertise et au modernisme, même au "dégagisme". Nous entrons dans l'air de l'enthousiasme, de l'innovation, du risque et des start-up.

 

informations sur une circonscriptionLa démarche de création d'un rassemblement unitaire autour de sa personne "E.M.", la structuration façon américaine et participative,  avec la création des comités locaux sortes de réunion de quartier, sinon de voisins autour de volontaires auto investis reconnus comme "référents", est dévoilée mi-2016.

 

Jeunes ambitieux découvrant les mouvements politiques, militants déçus des partis "encadrés" installés derrière des chefs de file éloignés par les prises de fonction, minoritaires dans les instances locales, peuvent espérer une nouvelle écoute, une expression libérée. C'est tout l'attrait de la création comme toutes les structures en place l'ont connu par le passé, avant les désillusions de l'exercice de l'autorité des cadres et de la discipline nécessaire dans toute organisation. 

Le financement par les dons (exonérés fiscalement sur 2 exercices), le recrutement des membres exploitent les recettes des start-uppeurs, de la net économie. L'emploi de la "nov-langue"  technocratique "politico-start-up", l'utilisation de l'anglais:   les référents encadrent "la team" tout tend vers le jeunisme.

 

Une chose est certaine, la présence sur internet est fondamentale pour EN Marche. Si l'on recherche les informations sur une circonscription que ce soit en Twitter ou Facebook, la fréquence des messages est considérable avec EM alors qu'elle est quasi inexistante pour la plupart des autres candidats. voyez "#circo7708" pour les premiers 20 messages Fauvergue depuis le 30 mars, il y aura 3 Brunel et zéro des autres.  Ne le faites pas sur la circonscription LR de Franck Riester #circo7705, il n'a aucun message sur la législative ni même nommé son suppléant, il est vrai qu'il est dans une situation délicate pour défendre les couleurs LR. La plupart des comptes Twitter ou Facebook sont créés en mai (vers le 14) pour certains déjà en avril et sont abondamment relayés sur les comptes En Marche officiels. Une tactique de réunion en public en commun de plusieurs candidats voisins, permet aussi de grouper plus de monde, et de diffuser des messages communs sur les réseaux sociaux, technique tellement fréquente sur la France qu'elle démontre une consigne stratégique.

La liste des investis, fait aussi ressortir le niveau "influenceur" des suppléants, dans les CV on remarque souvent des opportunistes qui ont beaucoup navigué, tant en emplois qu'en amitiés politiques. Est-ce aussi un critère de sélection, probablement une faiblesse dans la démarche des recruteurs novices dans la gestion des partis. Par exemple passant en 20 ans de la communication dans l'audiovisuel et la politique, à la direction de chaine immobilière, et d'agences événementielles pour un pris au hasard.

 

 Enfin dans les semaines qui viennent on n'est pas à l'abri de disputes banales, entre les déçus de la non sélection, des écartés pour cause de combinaisons partisanes, de favoritisme face à des relations plus anciennes, de protection pour ménager des personnalités encore nécessaires. Ce qui se passe pour les Français de l'étranger représentant le Maroc, se retrouve aussi en Savoie par exemple:

Au départ les contestataires PS minoritaires et sympathisants se recyclent spontanément dans les comités "En Marche", ils désignent leurs référents, s'investissent et font la campagne, choisissent localement le leader ex-socialiste comme tête de liste candidat, est proclamé dans la 1ere liste. Puis après les réclamations de Bayrou.

 

Donc les querelles d'égo n'épargnent pas les marcheurs. Une fois élus sous une même bannière, les divers origines ne surmonteront-elles pas les bonnes intentions de travail en commun, sur la ligne directrice du chef qui n'est pas encore établie?

 

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