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Quand bien même.

1er Mars, un horizon pas très dégagé, coté météo, pour un salon de l'agriculture.

Mais surtout bien sombre coté élections présidentielles françaises.

Les sondages, plutôt les médias qui commandent les sondages, et commentent les chiffres proposés par les sondeurs, malgré leur reconnaissance d'un contexte tellement embrouillé que les sondés font preuve d'une grande incertitude. Cette nouvelle donne de désinformation par les médias reprenant les "fake news" des réseaux sociaux, sinon des parasitages des espions modernes, a été la source des erreurs de pronostics récents: Brexit, Trump, primaires, ...

 

 

 

La victoire du contestataire de la politique de François Hollande aux primaires de la gauche, victoire en contradiction de la ligne politique majoritaire du PS, confirmait une fracture supplémentaire du camp socialiste.

Mais le champ devant une victoire annoncée infaillible de François Fillon, se trouvait miné par la révélation d'utilisation excessive de l'enveloppe mise à disposition des élus parlementaires. Je juge cet usage immodéré non comme une corruption, mais comme une facilité mal maitrisée, mais explicable. Nous pouvions (je l'ai fait) laisser les 15 jours demandés pour obtenir une première décision de la justice. Nous avons aujourd'hui une position plus claire: les éléments sont encore à analyser, la fraude est soupçonnée mais pas assez nette pour justifier la culpabilité. Un échéancier fait pression sur le déroulement de la procédure: une loi d'amnistie est opportunément mentionnée (pour passer il a fallut une majorité de gauche!) la clôture des candidature, fixée au 17 mars une convocation devant les juges le 15 mars pourrait aboutir à une mise en examen, François Fillon, dans une conférence ce jour précise qu'à deux jours près il maintiendra sa candidature, quand bien même il serait mis en examen malgré ce qu'il avait annoncé au début de l'affaire des emplois d'attachés. 

Je n'ai pas, bien évidemment, les éléments juridiques, ni preuves, mais je conçois qu'un politique qui souhaite une certaine autonomie doive disposer de moyens financiers personnels. Faute de quoi, Benoit Hamon en est le témoin, il est complètement dépendant du parti qui le nourri, le dispose en bonne place sur les listes et l'utilise. L'appareil dicte sa loi, les motions sont soutenues et les plus réfractaires s'ils se sentent trahis, cas de JL Mélenchon tente l'aventure extérieure. Utiliser dans les arcanes de nos institutions des moyens mis à la disposition des élus sans réel contrôle n'est pas une escroquerie, personne n'a subi chantage, personne n'a été soudoyé et qui plus est aucune somme supérieure n'a été dépensée par l'administration, puisque faute d'utilisation l'enveloppe aurait été versée au partie ou à son groupe, ce qui n'aurait probablement pas permis de mener une politique divergente de la ligne officielle. Politique dont justement Fillon a pu faire preuve pour se distinguer dans la primaire.

J'explique par les mêmes causes les nécessaires "prestations" largement rémunérées par des relations amicales fortes tant pour le cabinet d'avocat, que les conseils de Madame Fillon à la Revue des deux mondes. Des montages d'entrées de fêtes ou de foires de partis ont pendant de nombreuses années été les viatiques pour de larges redistributions de "taxes" sur les marchés de travaux de beaucoup de communes. Je me pose toujours les questions au sujet de publicités de diverses institutions ou entreprises en spot à la télévision comme la météo, ou dans les magazines d'information. Si la chasse au gaspi des faux frais administratifs devait commencer, ce sont beaucoup de ces largesse qu'il faudrait retailler.

Depuis diverses affaires, des règles sont apparues, mais les financeurs publics ont toujours trop de pouvoir, les circuits de l'autonomie ne sont toujours pas assez indépendants des administrations. Et qui ne cherche un avantage dans un labyrinthe de textes où la médiation d'une personne "dans la place", ou de "son" élu est salutaire?

Les candidats "éligibles" ceux du peloton de tête émergeront ils finalement dans l'ordre que nous présente les sondeurs? Les positions sont elles fixées?  En fait les "alliances" sont elles closes?

Nous avons assisté à l'effacement de l'hypothétique candidature du François Bayrou, et contrairement à tout ce qu'il déversait de critique de l'illusionniste Macron, il lui apporte son ralliement, probablement que c'est la seule voie qui lui reste pour espérer un rôle sous le prochain quinquennat. Le rassembleur des Français, en dehors des partis, de la gauche à la droite, charme par sa jeunesse, par son discours, c'est ce que disait de lui son ancien employeur chez Rothschild, il convainquait par le charme des clients médusés qui acceptaient des fusions improbables en le rémunérant largement. Un flatteur de la finance, qui conseillait Hollande, qui fut son ministre mais ne fut pas complètement suivi et qui veut reprendre les choses pour les mener à bout. Mais si les amis de Manuel Valls, dans l'impossibilité de soutenir le frondeur qui s'est imposé venaient à rejoindre En Marche dès avant le premier tour, ne risque t-on pas de voir tomber un masque?

Le premier tour, sera précédé de débats télévisés, combien de candidats seront finalement présents le 17 mars, après l'élimination du seuil des 500 signatures? Combien auront droit aux temps de paroles, combien convoqués aux débats devant les journalistes? Cette période sur médiatisée, excessivement perturbée par les différences extrêmes de programmes, les sont dans un climat électrique. La menace des attentats des terroristes islamistes, l'état de guerre dans lequel se trouve la France avec l'état d'urgence et l'engagement des militaires en Syrie, Iraq, Libye, ... la mobilisation des policiers en maintien de l'ordre de manifestations à tout propos, laissent pour ces élections 2017 un goût d'avant crise qu'il ne me semble pas avoir connu depuis longtemps, dans un lointain passé j'imagine 1962. La victoire du FN si 2002 ne se répétait pas, serait-elle comme un déclencheur d'insurrection une sorte de contre 10 mai 81 aux conséquences inimaginables?

De tout façon l'avenir est difficile, avec ou sans l'Europe, avec une dette de 2000 milliards d'euros qui risque de coûter cher avec la remonté des taux (sans parler d'une sortie de l'Euro). La menace de piratages russes, de rupture de bouclier américain, de concurrence exacerbée entre Chine Usa et Europe. Et l'incertitude de majorités de consensus parlementaire pour un futur président qui devra porter programme et mesures dont rien n'est garanti.    

Et quand bien même, tant de candidats!

 

Commentaires

  • Quand bien même en subliminal: je serai candidat "qbm" je serais mis en examen le 15 mars.

    http://www.europe1.fr/politique/francois-fillon-la-fuite-en-avant-dun-homme-de-plus-en-plus-seul-2991884

  • Relevé dans le journal de France2 à 13h ce jeudi 2 mars, cette remarque de René Dosière à propos des attachés parlementaires. Il a recruté les siens parmi des étudiants ... "qu'on m'avait recommandés". De la difficulté de discerner une embauche permise si les liens familiaux officiels sont de bonne foi, ou de famille politique en dépendance des partis. Au parlement européen on soupçonne des élus (FN) d'employer des parents d'autres élus en échange croisé, quels contrôles possibles? http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/politique-rene-dosiere-presente-argent-morale-politique_2077923.html à 10min 25

  • Je pense que l'accusation ne concerne pas l'embauche de la famille, puisqu'elle est autorisée par la loi ;là n'est pas le débat (quoique on peut changer la règle afin d'éviter ce genre de polémique), mais l'accusation porte bien sur un éventuel emploi fictif, c'est-à-dire qu'il y aurait eu versement de salaires sans travail en contrepartie et du moins, pas assez de travail fourni au regard du salaire. A savoir si faire la belle dans les cocktails mérite salaire ??.....

  • Bien d'accord avec vous. Par contre on voit éclater dans le parti LR, les divergences d'un "système" du parti qui se révolte contre un qui a trouvé un moyen de son propre financement. Le financement des campagnes politiques a toujours été le nécessaire moyen d'émerger. Pour "monter" les élus cherchent des bases électorales de plus en plus grandes qu'il est de plus en plus couteux à "prospecter". L'autre moyen grandir par accroissement de population, développement, fusion, ... ou position dans l'appareil, recommandation.

  • Le lis dans l'Obs de cette semaine "l'argent des députés". Fillon (Penny) aurait touché près d'un million de 1988 à 2013. En fait j'avais lu environ 600 000 net (on n'est pas au Canard) en 25 ans Soit environ 24 000 par an soit 2000 par mois en moyenne. Différence entre journal à scandale et information.

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