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Invectives ou injures

La primaire de la droite et du centre, avec ses débats et les commentaires de ces débats est l'occasion de fleurissement de qualificatifs des orientations politiques et sociétales des divers candidats.

Les discours des opposants de gauche permettent de noter un approfondissement de la cassure qui divise la société française, y compris dans les rangs des partis.

 

La droite et le centre se reconnaissent dans un groupe quand ils participent à la primaire. Pour se distinguer il y a d'abord les durs et les mous, les expérimentés face aux tenants du renouveau, puis viennent les traditionnalistes, les libéraux. Ne suffisant pas certains sont traités d'ultra-libéraux, conservateurs jusqu'à l'injure de réactionnaires.

La gauche, ou les gauches , la gauche de la gauche, l'extrême gauche, même la gauche radicale se cherchent, plus compliqué par l'ambition du président sortant à briguer un second mandat, pour ceux qui accepteront le carcan de la primaire organisée par le parti socialiste. Mais déjà la campagne de ceux qui s'en affranchissent semble condamner toute présence d'un représentant de ces gauches au second tour. C'est à l'occasion du "carrefour" des gauches et écologistes à Bondy sorte de forum des frondeurs, que les échanges se font plus vifs, Martine Aubry a taclé Fillon "Pas simplement un conservateur, un homme profondément archaïque et réactionnaire". Puis en réponse à JM Leguen "je suis heureuse d'être archaïque". Traditionnellement évocatrice du progrès, la réunion a écouté le communiste Olivier Dartigolles rejeter l'accusation de sectarisme. La christianophobie soulevée par la fille du catholique Jacques Delors, serait-elle l'inspiratrice de la sibylline envolée lyrique de Taubira en forme d'absolution préalable à une candidature de Valls, voire de la sienne propre dans son rejet "des égos, des fidélités dépassées". En réplique Manuel Valls dans le JDD évoque "respect, amitié, loyauté" mais n'exclut pas "la franchise". 

La confrontation des candidats dans la "Belle Alliance Populaire" en janvier sera t-elle en fait la lutte des infidèles?

 Ajout du 28 novembre, à la fin des 4 vérités (France 2 Télématin) Cambadélis premier secrétaire du PS, fait un lapsus au sujet de la prière (primaire) de la gauche, obsession?

primaires,laïcité

 

 

 

 

Commentaires

  • "Va te faire foutre" c'est ce qu'a dit Cohn Bendit à l'adresse de Mélenchon, devant Delahousse dimanche soir dans l'après primaires sur France 2. Bien parti l'organisation de la campagne présidentielle de la gauche.

  • Ce que vous interprétez, il a dit exactement "va te faire voir". Voyez vous même sur le lien.

  • On m'a fait remarquer que la pire insulte, oubliée dans ma chronique, c'est Thatchériste! pas moins.

  • Sans être des injures, il faudrait lister tous les qualificatifs, plus ou moins péjoratifs, dont les uns désignent les autres. Parfois avec raison parfois par pur dénigrement. Et en politique que cachent les appellations: de gauche, centriste, de droite. Radical, libéral, libertaire. Progressiste, sectaire, inféodé, nostalgique, passéiste, rétrograde, réactionnaire. On a aussi: idéaliste ou réaliste. Et depuis 2012 "normal".

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