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Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !

Propos de lendemains électoraux, c'est dire comme ils ne sont pas sérieux.

Les efforts sont nécessaires pour la campagne, après le vote on se lâche, les politiques se réconfortent ou disparaissent. Mais être absent des plateaux télé, que c'est difficile, alors revenons sur quelques propos entendus.

 

En premier la mise en cause d'un scrutin injuste. Reproché à la Constitution.

 

C'est déjà le réflexe anti-républicain que l'on dénonce, puisque c'est à chaque niveau de gouvernance qu'est associé un mode électoral « efficace » et on le doit à la Constitution de la Vème. Car ce sont bien des majorités de représentants locaux. Qu'y aurait il de représentatifs dans un canton si des élus de n'importe où étaient promus par une forme de « proportionnelle ».

 

Dans le premier constat de Manuel Valls, à remarquer que c'est lui et non le ministre de l'Intérieur qui fait ce commentaire quelques minutes après la clôture du scrutin et sur la base des estimations, « il nous explique que les réformes sont en route, qu'elles sont déjà porteuses de bons signes. Qu'il est nécessaire et bien prévu de persévérer et même d'en rajouter, il s'y emploie avec la confiance du Président ». Quelle injure aux yeux des électeurs qui n'en constatent rien, qui ont montré par l'abstention et leur défiance en votant « populiste », leur rejet de la politique menée.

 

« Au second tour un sursaut « républicain » a sauvé quelques départements ». En fait le résultat, bien maigre, d'une astucieuse combinaison de remaniement des périmètres des cantons, un puzzle assez efficace dans ces enchevêtrements de communes où les poids des divers partis ont été au maximum croisés afin de permettre d'arracher des majorités, comme dans le Val de Marne.  

 

« La France entre dans le tripartisme, seule la gauche est symbole de progrès et de réformes, la droite c'est le conservatisme. » C'est une rengaine qui date de l'après guerre avec le communisme, on a vu que ça n'excluait pas la dictature et la contrainte. Le réalisme de la mondialisation est un enjeu qui ne peut se satisfaire de promesses populistes ou démagogiques. La France est d'abord divisée par l'abstention et les Français sont demandeurs de vérité et d'explications.

« Le grand vainqueur est le président de l'UMP qui a su rassembler ses troupes et faire l'union ». Rien n'est moins sûr compte tenu de l'organisation très « départementale » de ce type d'élections, alors que c'est bien sa personnalité, telle qu'elle a été présentée par les médias, qui a été rejetée en 2012, et que l'élection n'avait pas d'enjeu national, et qu'aucun « projet » n'était présenté à ce niveau.

"La sanction alors que la gestion socialiste de la plupart des départements était une réussite". Quels ont les critères de jugement? Pourquoi s'auto-attribuer ce satisfécit? La redistribution sociale est la même partout puisque d'Etat, par contre est-on satisfait de l'entretien des routes? Est-on satisfait de hausses d'impôts? Quels sont les déficits des départements? Il aurait fallu présenter un bilan comparatif, validé par la Cour des Comptes pour oser s'enorgueillir. 

 

Commentaires

  • La proportionnelle aux élections, c'est la récompense aux apparatchiks ou à leur famille. On le voit à Coupvray où une inconnue qui n'a jamais rien apporté aux habitants, se fait fort de nous représenter au niveau régional. Ce sera une forte présence possible du FN en décembre. On retrouve alors les 1 ou 2 % des élus qui joueront le retournement de veste à chaque élection pour faire pencher la balance, sans engagement dans la durée, c'est un retour assuré sur les indécisions des 3eme et 4eme Républiques. Alors oui avec le vote obligatoire comme en Belgique. Pourquoi pas avec les taxes religieuses comme en Allemagne.

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